‹ Fénelon, apologiste de la foi. Leçons données à l'Université catholique de Paris. Second centenaire de Fénelon, 1715-1915Chapitre 58 sur 122 · Ibid., VII · texte numérisé non relu

Ibid., VII

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23 séances du Saint-Office. Le Pape voulut cependant étudier par lui-même la question. Il revit toutes les pièces. Le 2 août 171 3, il promulguait la Bulle Uni- ^enilus, condamnant les 10 1 propositions extraites des Réflexions morales.

La condamnation touchait quatre questions: la doctrine janséniste sur la grâce; la constitution de l'Eglise; l'usage indiscret de l'Écriture ; le droit de résister aux censures de l'Eglise qui peut persécuter les vrais serviteurs de Dieu.

Mesdames et Messieurs, vous avez été étonnés de voir Bossuet essayant de sauver le livre de Quesnel : Les .Réflexions morales dont le Pape condamne les propositions. Croyez bien que Bossuet n'est pas janséniste : non seulement l'évêque de Meaux n'a pas soutenu les cinq propositions, non seulement il a déclaré qu'elles étaient Vânie du livre de Jansénius. mais encore il a, toute sa vie, combattu la distinction du fait et du droit, ti enseigné qu'il fallait adhérer d'une conviction intime aux condamnations portées contre Jansénius.

Et cependant Bossuet propose un jour à Quesnel de faire 24 corrections à son livre, et lui, Bossuet écrira, comme Préface à cette nouvelle édition, un Avertissement sur le livre des Réflexions morales, Avertissement que Quesnel appelle Justification. C'est que Bossuet n'était pas moliniste, et il poursuivait avec ardeur la morale prétendue relâchée des Jésuites. Il avait sur les principes de la morale des opinions, et dans les tendances de son esprit des habitudes qui le rapprochaient de la sévérité des Jansénistes.

Pour n'en donner que quelques indices, Bossuet avait choisi pour tiiéologal de son diocèse Michel Treuvé, un janséniste ardent ; il était en rapport d'amitié avec Néercassel, évêque de Castorie, vicaire apostolique en Hollande, et l'une des notabilités du Jansénisme. Bossuet pensait comme les Jansénistes contre les Jésuites dans la question de V insuffisance de Vattrition dans le sacrement de pénitence ou dans la probabilité en morale. Finfin les quatre premiers évêques qui vont en appeler de la Bulle Unigenilus sont des amis de Tévêque de Meaux.

Messieurs, je dis cela pour expliquer la tentative de Bossuet pour sauver Quesnel et en même temps Xoailles,qui avait approuvé les Réflexions morales; mais Bossuet connaissait les erreurs du livre de Quesnel et l'évêque de Meaux aurait reçu la Bulle Unigenitus.

Ceci dit pour expliquer votre étonnement, revenons à Fénelon. Michelet et A. Le Roy appellent l'archevêque de Cambrai « l'ange gardien de la Bulle ». C'est un grand honneur pour lui, n'en déplaise à ces esprits forts. Fénelon est romain, il enseigne qu'il ne faut pas « abuser » en empêchant les constitutions du Pape d'arriver en France. Avant même que la Bulle lui soit connue, il écrit, parla voie sûre du marquis de Fénelon, au P. Tellier pour lui expUquer les moyens les plus propres de la recevoir. Il dicte un plan qui sera suivi de tout point.

Il fait part au P. Daubenton de sa joie quand il connaît les résolutions de Rome.

Au surplus, Fénelon continue son rôle.

Dans un Mémoire sur la forme et les solennités avec

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lesquelles il convient de recevoir h Bulle, mémoire destiné au P. Tellier et qui fut probablement présenté à Louis XIV, il supplie le roi de ne pas écouter les parlementaires, mais de consulter d'abord les évèques.

Tout s'est passé comme l'avait désiré Fénelon. Noailles, informé à temps, obtint encore un délai, comme cela avait eu lieu en 1708 pour le décret de Clément XI condamnant les Réflexions inorales. Il voulut révoquer auparavant par un mandement l'approbation qu'il avait donnée au livre du P. Quesnel.

Le roi crut mettre enfin d'accord le clergé de France. Avant d'imprimer à la Bulle la sanction de son autorité, il voulut avoir l'avis des évèques de son royaume; 49 se trouvaient alors à Paris. Ils se réunirent le 16 octobre 171 3 à l'archevêché et ils nommèrent une commission pour examiner les moyens les plus convenables d'accepter la Bulle.

Après trois mois de discussion, on fut d'avis de la recevoir avec respect, mais 40 évèques seulement sur j9 adoptèrent Vlnslrnction rédigée par les commissaires et adressée à tous les prélats de France.

Le Parlement fit lui aussi des réserves en faveur des Libertés Gallicanes et des droits du roi ; mais les magistrats domestiqués par Louis XIV enregistrèrent finalement la Bulle. Ces réserves seront la source de longues querelles sous Louis XV.

A la dernière séance, le cardinal de Noailles et huit évèques déclarèrent impossible l'acceptation de la Bulle Unigenitiis et de Y Instruction. .pastorale des commissaires de l'Assemblée. Ils en appelaient au Pape. Ils voulaient lui soumettre leurs difficultés. Et l'archevêque de Paris

osa défendre de recevoir la Bulle dans le diocèse de Paris.

Fénelon releva dans une lettre les excès du cardinal (février 17 14) : « une délicatesse sur son point d'honneur personnel, une occupation de son intérêt, une jalousie sur ce qui a rapport à lui, qui ne promettent rien de grand. »

En France sur 117 évêques 14 furent hostiles à la réception de la Bulle ; trois ou quatre eurent une attitude équivoque, mais tous condamnèrent le livre de Qiiesnel, excepté l'évêquede Mirepoix. Tous publièrent des mandements.

Fénelon ne crut pas devoir donner d'autre Instruction que celle de l'assemblée à la partie de son diocèse qui était soumise à la domination du roi.

Il n'en pouvait être de même pour la partie que le Traité d'Utrecht venait de placer sous la domination de l'empereur. L'internonce de Bruxelles fit savoir à Fénelon que les tribunaux de cette domination pourraient s'offenser qu'il fît publier en leur pays un mandement émané de l'Assemblée du Clergé de France. Fénelon fit donc un second mandement (29 juin 17 14) où il établissait l'autorité de la bulle que les partisans de Quesnel s'efforçaient d'avilir.

Ce mandement fut admiré à Rome comme en France. Le Pape chargea le P. Daubenton de témoignera Fénelon combien il était satisfait du zèle avec lequel il soutenait la saine doctrine.

On admira surtout Teffusion touchante avec laquelle il exprimait ses sentiments de vénération, d'amour et d'obéissance pour l'Église, mère et maîtresse de toutes les autres.

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« O Eglise romaine ! ô cité sainte ! ô chère et commune patrie de tous les vrais chrétiens ! Il n'y a en J.-C. ni grec, ni scythe, ni barbare, ni juif, ni gentil. Tout est fait un seul peuple dans votre sein. Tous sont concito^'ens de Rome, et tout catholique est romain ...»

Louis XIV usa de tous les moyens de persuasion pour ramener Noailles, et si nous en croyons M™^ de Maintenon « jusques à ses larmes et à ses conjurations, à la mort de nos jeunes princes' ». Le Cardinal résista à tout. Alors seulement il fut question d'employer les moyens que les lois de l'Église et de l'État mettaient à sa disposition pour réprimer une résistance scandaleuse.

Fénelon rédigea plusieurs mémoires sur la voie à suivre contre les prélats réfractaires .

Il rejette la voie des Commissaires du Pape, qui aurait trouvé de l'opposition de la part des tribunaux du royaume . Il était plus canonique d'user des Conciles provinciaux, mais les circonstances créaient des difficultés insurmontables. Fénelon se décidait pour un Concile national. Cela rappelait l'ancienne discipline ecclésiastique, conciliait tous les droits et toutes les prétentions, respectait tous les privilèges et tous les intérêts. Ce mémoire fut-il présenté à Louis XIV ? Quoi qu'il en soit, c'est à cette décision que le roi se rangea. Il envoya à Rome M . Amelot pour la convocation du concile .

Quelle eût été la situation de Fénelon dans ce Concile national ? Le rang qu'il tenait dans l'Église de France, l'éclat de sa réputation, le rôle qu'il avait joué dans les controverses qui devaient être le principal objet du Con-

I. Lettre à M. Languet, curé de Saint-Sulpice, 24 février 1715, rapportée par Bausset, Histoire de Fénelon.

cile national, laissaient deviner l'influence qu'il aurait eue dans cette solennelle occasion.

Rohan et Bissy avaient pleine confiance dans son intervention ; mais Fénelon ne se dissimulait pas sa position é(juivoque vis-à-vis de Noailles.

Il écrivait à son neveu l'abbé de Beaumont : « Si j'étais convoqué selon la règle, comme les autres, qu'est-ce que je devrais faire? je serais sensiblement affligé d'être l'un des exécuteurs d'un homme qui m'a exécuté autant qu'il a pu. Ce personnage aurait un air de vengeance et serait un prétexte de m'imputer une conduite très odieuse. D'un autre côté, je me dois à l'Église dans un si pressant besoin . Si je croyais que tout allât bien, je serais ravi que tout se fît sans moi. Mais si le Concile se trouvait dans un grand péril de trouble et de partage, où je pusse n'être pas tout à fait inutile, je me livrerais, supposé qu'on me désirât véritablement. »

Fénelon rendit son âme à Dieu le 7 janvier 171 5, en demandant un successeur ferme contre le Jansénisme.

Fénelon mourait à la peine, la plume à la main, tourmenté du désir d'instruire et d'éclairer. On dit, et c'est exact, que Fénelon écrivit la veille de sa mort la Lettre à r Académie. Il est vrai, les Lettre: charmèrent ce lettré, cet ami des Grecs, cet écrivain au style pur et correct, doux comme le miel des abeilles, mais piquant comme leur dard. Jusqu'à la fin de sa vie, cet émule des anciens, qui paraît leur avoir dérobé le secret de leur art, se consola dans les Lettres des déboires delà vie. Mais ce serait une injure pour cet évêque de noter ses seules occu-

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parlons littéraires. Cela était une récréation, un repos dans son labeur quotidien. Et son labeur, comme le labeur des évoques, c'était de défendre la foi et il a défendu la foi jusqu'à son dernier souffle. Il écrivit la veille de sa mort Vlustniction en forme de dialogues sur le système de Jauséniits ' .

Avant de mourir il désira, dans le silence de son palais et loin du bruit des contestations, résumer ses idées, ou plutôt exposer la doctrine de l'Eglise sur la grâce.

Pour composer ce dernier ouvrage il prit la forme du dialogue si chère aux Grecs.

U Instruction en forme de dialogues est cotnme l'abrégé de tous les ouvrages que Fénelon a publiés sur le jansénisme. C'est une explication complète des matières de la grâce. C'était son Testament d'Apologiste sur \ii question du Jansénisme. Il résume « tout ce que le parti dejansénius a répandu de plus éblouissant dans une infinité de libelles et il s'efforce de confondre toutes les subtilités qu'on a inventées pour éluder les définitions de l'Eglise».

« Je prépare, écrivait Fénelon en 17 12 au duc de Chevreuse, sept ou huit lettres courtes, en la même forme que les premières de M. Pascal. Je raconte les disputes que j'ai eues avec un Janséniste. J'avoue que j'aurais pu donner une forme plus grave et de plus grande autorité à cet ouvrage, par la forme d'une Instruction pastorale; mais je crois devoir aller au plus pressant de tous les besoins qui est celui d'être lu et entendu par le gros du monde : jusqu'ici rien ne l'a été. Quelque

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solide ouvrage qu'on fasse, il ne sert de rien qu'à discréditer la bonne cause, s'il ne parvient pas à se faire lire, comprendre et goûter. Ces sortes de dialogues familiers soulagent les lecteurs, varient le discours, réveillent la curiosité, animent une dispute et développent une question par des tours sensibles; voilà le point essentiel.

De la théologie en dialogues ! et des questions de la plus haute théologie mises à la portée de tous et dans une forme littéraire réservée d'ordinaire aux sujets d'imagination et de badinage ! Un homme d'église osait cela? Eh oui, Fénelon voulait d'abord se faire lire pour instruire. En vrai apologiste il emploie tous les moyens permis pour vaincre, et qui l'en blâmera ?

Que les évêques du xyiii*^ siècle auraient bien fait de suivre cette tactique! Savants, pieux, écrivains consciencieux et bons théologiens ils n'ont pas su prendre chi garder la direction des esprits. Aux lourds et solennels mandements les Français préféraient la littérature de Voltaire et des Encyclopédistes, légère, ironique ; et comme l'influence va à ceux qui se font lire, vous savez, ce qui arriva. L'Eglise faiblit devant les attaques de Voltaire. Messieurs, pour défendre un pays ou une doctrine il faut prendre les armes qu'emploient les ennemis, si ces armes sont meilleures. Le soldat le sait bien, et l'apologiste aussi.

Fénelon développe le système de Jansénius, dont il montre la conformité avec celui de Calvin sur la délectation, et l'opposition à la doctrine de saint Augustin. Il explique ensuite les principaux ouvrages de saint Augustin sur la grâce, l'abus qu'en font les Jansénistes et Topposition de leur doctrine à celle des thomistes. Enfin il

montre la nouveauté du système de Jansénius et les conséquences pernicieuses de cette doctrine contre les bonnes mœurs.

La première édition de ces dialogues parut au milieu de l'année 1714, en trois volumes; et le succès fut si grand queFénelon préparait une seconde édition l'année même de sa mort. Son secrétaire, l'abbé Stievenard, la fit paraître en effet en 171 5.

'Messieurs, admirons, ne pouvant les imiter, ces esprits sérieux du xvii^ siècle qui s'intéressaient à trois volumes de Dialogues sur la grâce avec autant de plaisir que nous nous intéressons à un roman de Bourget; et quelles questions! les plus abstruses de la théologie, surtout dans la seconde partie, où il est parlé des ouvrages de saint Augustin : de la grâce de J.-C. — de la grâce et du libre-arbitre — de la correction et de la grâce, avec les deux lettres sur le secours» quo ' », et avec les deux lettres sur la prémotion des thomistes, et la lettre sur l'accord de la grâce avec la liberté — . Mais toutes ces questions étaient clarifiées par l'esprit de Fénelon qui savait rompre le pain pour les petits.

Sa méthode ? il explique tous les termes, reprend ses explications, fait des comparaisons : c'est bien l'homme qui cherche le bien de ses auditeurs, et le bien pour un apologiste c'est la vérité aperçue et vécue.

Ecoutez Tabbé Stievenard racontant lui-même ces extrêmes travaux et comment ils demeurèrent inachevés :

I. Saint Augustin distingue deux secours : « l'un est un secours sans leqim une chose ne se fait point : adjtitorium sine quo non. L'autre est le secours /'ar lequel une chose se fait, adjutorium quo '■>.

« A mesure qu'on imprimait cette seconde édition, M. de Cambrai en revoyait les épreuves, et en les retouchant il y faisait de temps en temps des additions considérables, comme on pourra le remarquer dans les dix premiers dialogues. On n'en trouvera plus dans les suivants, parce que Dieu nous l'enleva lorsqu'on imprimait le onzième. Ce grand prélat avait été de plus sollicité d'ajouter un dialogue sur la volonté de Dieu de sauver tous les hommes, par une grâce générale et suffisante donnée en conséquence, ou du moins offerte à tous les adultes, à qui Dieu commande la fuite du mal et la pratique du bien : et ayant reconnu qu'en effet un traité exprès sur cette matière manquait à son ouvrage pour le rendre complet, au lieu d'un dialogue qu'on lui avait demandé sur ce sujet, il en composa deux. Se voyant à l'extrémité, il les confia, deux jours avant sa mort, à son secrétaire, chargé sous lui du soin de l'édition, lui ordonnant de les insérer parmi les autres et lui mar- ' quant le lieu où ils devaient être placés. On trouvera ici ces deux nouveaux dialogues qui sont le 12^ et le 13 = de cette édition. »

Louis XIV a-t-il senti la perte immense que faisait l'Eglise de France à la mort de Fénelon ? « Il nous manque bien au besoin », se serait-il écrié. Que ce mot ait été prononcé ou non, il traduit, comme la plupart des mots historiques, une situation. En effet tout devint inextricable.

Louis XIV mort, le régent fit appel aux Jansénistes pour prendre le contrepied du grand roi. Il avait l'idée

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d'arriver à la paix coûte que coûte. Se souciant peu de l'orthodoxie, il donna satisfaction aux Jansénistes qui étaient décidés à prendre leur revanche.

Le P. Tellier fut exilé. Ce premier acte indiquait un nouveau régime.

Comment finit Noailles? Son rôle avait grandi singulièrement. Cependant il se décida en 1728 à taire sa soumission. Il vieillissait, et la pensée d'une mort prochaine fut sans doute d'un grand poids dans cette tardive décision.

Le 16 juin, il écrit au pape qu'il se soumet. Le 1 1 octobre il publie un mandement pour rendre publique son acceptation de la Bulle Unigenitus. Le 16 mars 1729, il rend aux Jésuites le pouvoir de prêcher et de confesser dans son diocèse. Le 4 mai suivant il meurt, âgé de 78 ans.

Messieurs,, l'histoire de Fénelon théologien n'est pas faite; je n'ai tracé que quelques traits; mais quelle sûreté de doctrine! à suivre Rome on ne se trompe pas, et Fénelon sur les questions de grâce, d'infaillibilité de l'autorité de l'Église, n'a jamais erré. Son œuvre immense est un arsenal où les bons ouvriers iront chercher des armes. C'est le docteur de l'infaillibilité sur les faits dogmatiques; c'est l'homme de la tradition, mais où est son sens propre?

VIP LEÇON

Les Lettres Spirituelles

Mesdames, Messieurs,

La correspondance de l'Archevêque de Cambrai est sans contredit la partie la plus intéressante de ses œuvres si nombreuses et si variées. Les Lettres spirituelles sont tout spécialement attachantes : c'est le chef-d'œuvre de Fénelon. « Toutes les variétés de sentiments, toutes les sortes d'esprit y sont : et quelle connaissance de l'homme et du monde, des [ressorts par lesquels se manient les cœurs ! Quel exquis ménagement des intérêts légitimes et quelle délicieuse souplesse pour se couler dans une âme, pour s'établir dans son centre, et en régler tous les mouvements ! Quelle irrésistible séduction qui fait l'idéal chrétien aimable et ne l'abaisse pas ! yCes lettres sont l'œuvre où il faut chercher Fénelon tout entier, comme on cherche Voltaire dans les siennes'. » Fénelon n'a pas été le théoricien de la direction de conscience. Nous aurions aimé voir ce grand esprit si clair

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