Ikid., VII
vie chrétienne les directeurs conseillent la communioni fréquente, quotidienne ; mais la confession ne s'impose* à eux que rarement, pour les fautes graves, ce qui ne peut arriver souvent.
Fénelon détournant de la communion ! C'est une
Vgageure : « Ne cessez de communier, dit-il encore, la
communion est le remède à la faiblesse des âmes tentées
qui veulent vivre de J.-C, malgré tous les soulève-
I ments de leur amour-propre. Communiez et travaillez
à vous corriger '.... Fréquentez les sacrements. Ne réglez
pas vos communions par votre vie, mais réglez votre
vie par vos communions fréquentes- — Ne craignez
point de fréquenter les sacrements selon votre besoin et
■^ votre attrait '. »
Il ne parle pas de crainte mais d'amour, parce qu'il
s'adresse à des enfants de Dieu et non à des merce-
vnaires. Demandez aux aumôniers des Carmélites s'ils
traitent souvent de l'enfer dans leurs allocutions. Ces
femmes ne craignent pas Dieu : elles l'aiment ; elles
i n'ont pas besoin de la pensée de l'enfer pour éviter le
mal ; l'amour de Dieu les soulève au-dessus des bassesse*
de cette terre et les attache à la pensée puissante du
N/"Ciel.
La spiritualité de Fénelon n'a rien d'extraordinaire ; mais une main délicate appliquait les remèdes qui convenaient à chaque âme.
Le savant directeur fut assez souple pour guider des