‹ Fénelon, apologiste de la foi. Leçons données à l'Université catholique de Paris. Second centenaire de Fénelon, 1715-1915Chapitre 61 sur 122 · Ikid., VII · texte numérisé non relu

Ikid., VII

vie chrétienne les directeurs conseillent la communioni fréquente, quotidienne ; mais la confession ne s'impose* à eux que rarement, pour les fautes graves, ce qui ne peut arriver souvent.

Fénelon détournant de la communion ! C'est une

Vgageure : « Ne cessez de communier, dit-il encore, la

communion est le remède à la faiblesse des âmes tentées

qui veulent vivre de J.-C, malgré tous les soulève-

I ments de leur amour-propre. Communiez et travaillez

à vous corriger '.... Fréquentez les sacrements. Ne réglez

pas vos communions par votre vie, mais réglez votre

vie par vos communions fréquentes- — Ne craignez

point de fréquenter les sacrements selon votre besoin et

■^ votre attrait '. »

Il ne parle pas de crainte mais d'amour, parce qu'il

s'adresse à des enfants de Dieu et non à des merce-

vnaires. Demandez aux aumôniers des Carmélites s'ils

traitent souvent de l'enfer dans leurs allocutions. Ces

femmes ne craignent pas Dieu : elles l'aiment ; elles

i n'ont pas besoin de la pensée de l'enfer pour éviter le

mal ; l'amour de Dieu les soulève au-dessus des bassesse*

de cette terre et les attache à la pensée puissante du

N/"Ciel.

La spiritualité de Fénelon n'a rien d'extraordinaire ; mais une main délicate appliquait les remèdes qui convenaient à chaque âme.

Le savant directeur fut assez souple pour guider des

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