‹ Fénelon, apologiste de la foi. Leçons données à l'Université catholique de Paris. Second centenaire de Fénelon, 1715-1915Chapitre 66 sur 122 · Ilnd.,\lU,p · texte numérisé non relu

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monde ; à la cour comme dans le cloître il voulait faire , éclore des saints : « Je vous dis deux choses, écrit-il à 'a comtesse de Gramont : la première que nous devions nous sanctifier dans l'état où la Providence nous a mis, sans nous faire des projets ou desseins de vertu pour Tavenir, et la seconde que nous devions avoir une fort i^rande fidélité à Dieu dans les plus petites choses. . . Si Dieu eût prévu que dans les cours des princes on n'eût pas pu se sauver, il nous aurait commandé de n'v jamais demeurer. Bien loin de nous avoir fait ce commandement, c'est lui qui fait les rois et qui règle les cours... Le royamue de Dieu est au dedans dcvous-iiiê)nes\ » Cela n'avait pas toujours été compris. Aux temps de la Renaissance et de la Réforme, les auteurs pieux ofi^raient aux chrétiens une spiritualité monacale sans rapport avec la vie du monde. « Ceux qui ont traité de la dévotion, disait saint François de Sales, ont presque tous regardé l'instruction des personnes fort retirées du monde, ou au moins ont enseigné une sorte de dévotion qui conduit à cette entière retraite ^. »

Ce fut un étonnement quand le saint évêque de Genève montra que la pratique du christianisme n'avait rien d'incompatible avec la vie ordinaire. Son enseigne- >n"ient choqua même beaucoup d'esprits. « C'est une erreur, disait-il, et même une hérésie de vouloir bannir la vie dévote de la cour des princes et des armées, de la boutique des artisans et de la maison des personnes iiiariées. Il est vrai que la dévotion purement contem-

:. Œ. C, vm, p. 605.

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