‹ Fénelon, apologiste de la foi. Leçons données à l'Université catholique de Paris. Second centenaire de Fénelon, 1715-1915Chapitre 69 sur 122 · Ibid., VII, p · texte numérisé non relu

Ibid., VII, p

VOS ingratitudes envers Dieu après tant de gnâces reçues ' . »

L'âme docile à ces enseignements comprend mieux v la vie chrétienne ; elle ne regarde plus à la substance des choses qu'elle fait, mais à leur valeur, puisqu'elles -. sont voulues de Dieu. Elle chante enfin le cantique de * l'amour : mon Père, que votre volonté soit faite, et non la. mienne ; c'est le terme de la perfection. ''

Quiconque arrive à connaître Dieu et à l'aimer, n'a <' rien à désirer, rien à regretter. Il a reçu le don suprême qui doit faire oublier toyt le reste. L'âme se détache même trop de la terre ; arrivée à un certain degré d'élévation vers Dieu, elle naéprise facilement la vie, et c'est alors que Dieu l'y attache "par l'idée du devoir. La vie est un office important, quoique bien souvent nous n'en voyions pas l'utilité. Simples gouttes d'eau, nous nous demandons en quoi l'océan a besoin de nous, l'océan pourrait nous répon4re qu'il n'est composé que de gouttes d'eau. Il ne faut donc pas haïr la vie, tout en se détachant des choses de la terre. **

Le principe de la dévotion, c'est l'amour de Dieu. Les religions antiques, et même la judaïque, eurent un culte tout extérieur.

Oublieux des préceptes du Christ et de l'esprit qui les anime, les hommes revinrent bien des fois à cette religion extérieure ; même dans ce xvii^ siècle profon-

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