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l'oraison et la pratique de la vie ne sont pas seulement la mécanique de la piété, mais de tout renouvellement moral, quel qu'il soit.
La connaissance de soi est le commencement de la '^ perfection. La célèbre maxime de Thaïes : Connais-toi v toi-}ncine, qu'un autre philosophe formulait ainsi : Habite avec toi-niéine ', est une règle admirable de sagesse. Cependant Fénelonnefait pas de l'examen de conscience toute sa méthode de perfection. Il y a entre se connaître et devenir vertueux, la différence qui existe entre savoir et vouloir. Il faut w///o//' changer de vie, et nous verrons que, dans l'oraison, il faut arrêter l'esprit dans ses considérations qiwind le cœur, par la volonté, est excité au bien. La connaissance de soi n'est qu'un moyen et non une fin. L'homme doit se connaître, non pour s'admirer, mais pour appeler et entendre Dieu au plus protond de son àme : « Le royaume de Dieu est au dedans de vous 2 . »
Les idées ont en elles-mêmes une énergie qui multiplie les forces de la volonté : plus elles sont présentes à la pensée, plus elles sont actives. Il s'agit alors de trouver des idées capables de fortifier la volonté dans ses désirs et d'enseigner le moyen de les rendre présentes a l'esprit-
Les considérations abstraites n'ont aucune efficacité. L'énergie des idées est en raison inverse de leur degré d'abstraction. Les considérations philosophiques sur le luxe n'ont eu et n'auront jamais qu'une influence