‹ Fénelon, apologiste de la foi. Leçons données à l'Université catholique de Paris. Second centenaire de Fénelon, 1715-1915Chapitre 74 sur 122 · Paul Manut, Apophleg : Teciim habita · texte numérisé non relu

Paul Manut, Apophleg : Teciim habita

2, Luc, XVII, 21.

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"Si médiocre sur la réforme des mœurs. Tout ce qui est purement rationnel reste dans la pensée pure, sans aspirer à en sortir pour la pratique. Au contraire, les idées 1 vivantes ont la plus grande efficacité. Fénelon met dans l'esprit et dans le cœur de ses correspondants, Uieu, le %lChrist, la vie divine qui nous attend, l'immortalité.

Comment l'âme se nourrit-elle de ces idées actives ? 11 n'v a qu'un moyen : l'oraison.

L'oraison consiste dans l'application de l'esprit à une vérité pour exciter les affections et .les résolutions de ^^'àme : d'abord nous la considérons pour nous en convaincre jusqu'à émouvoir le cœur et ébranler la volonté, I c'est la méditation; puis nous désirons, nous aimons, >/nous demandons le bien proprement dit. L'esprit ne doit donc travailler que dans la mesure où cela est nécessaire pour mettre le cœur en mouvement : il faut imposer silence à l'esprit dès que le cœur est échauffé pour agir. Ce résultat est d'autant moins laborieux que l'âme est plus habituée au recueillement intérieur.

L'esprit n'est pas toujours assez fertile pour trouver les idées qui préparent le cœur à l'amour. Le livre est un appui nécessaire, la lecture prépare la parole intérieure de Dieu. « Vous connaissez l'endroit où saint Augustin, parlant du dernier moment de sa conversion, dit qu'après avoir lu quelques paroles de l'apôtre, il quitta le livre et ne voulut pas continuer de lire, parce qu'il n'en avait plus besoin et qu'une lumière de paix s'était répandue dans son cœur ' . »

». Fénelon considère la méditation comme le premier

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