I. Œ. C, Vin; p
pas tians l'amour de Dieu. Connaître Dieu, c'est déjà^ l'aimer. « La méditation ordinaire est votre partage, trop heureux que Dieu vous y admette,... donnez à chaque vérité le temps de jeter une profonde racine dans le cœur, car il n'est pas seulement question de ''" savoir, l'essentiel est d'aimer '. »
La méditation n'est qu'un moyen pour arriver à l'amour. Quelle joie si le cœur pouvait se mettre à aimer dès son élévation à Dieu ! mais il ne faut pas vouloir entrer dans la tei^e promise avant de marcher au désert. Quels ineffables colloques nous promet Fénelon ! « Que vous serez heureux si vous -apprenez ce que c'est que l'occupation de l'amour - ! »
L'oraison renouvelée chaque jour finit par donner un besoin immense de l'objet aimé. Dieu devient la vieV même de l'âme qui se transfigure et n'est plus qu'un avec lui. • '"
La pratique donne à l'âme une habitude de la vertu. Sans doute les efforts ne disparaissent pas, mais la volonté grandit. L'athlète n'espérait pas vaincre sans déployer ses forces, sans lutter, mais, par des exercices répétés, il fortifiait ses muscles et préparait la victoire de Farène^
Cette mécanique de la perfection n'est pas spéciale à la formation religieuse. Quel philosophe, quel sage ne cherche pas à conformer sa vie à des principes directeurs ? Que fait-il pour détruire la nature primitive ? Par l'examen de conscience, par la réflexion et par la 'i« pratique, les principes entrent dans le cœur et changent la nature. **