Epist
M. Cagn'ac. — Fénelon. 17
^« On vit à peu près comme les autres,, sans affectation, 1 sans, -apparence d'austérité, d'une manière sociable et 1 aisée, mais avec une sujétion perpétuelle à tous ses ! devoirs... il fout édifier tous ceux qui vous voient, «<sans leur parler jamais de dévotion '. » ^ Mais il faut montrer son courage à l'occasion et ne pas fuir devant un sourire moqueur ou un sarcasme sanglant. « On doit cacher aux yeux du monde tout ce qu'il n'est point nécessaire de lui montrer ; mais il faut qu'il sache que vous voulez être chrétien, que vous renoncez au vice, et que vous fuyez l'impiété... Ne demeurez point neutre. Quand un homme se déclare 'hautement pour la religion, d'abord on murmure, mais ■s^bientôt on se tait, on s'accoutume à le laisser faire ^ . » V Le dévot de Fénelon doit être savant, instruit ; cela ifera honorer la religion. « Quand on saura que vous I travaillez à n'ignorer rien dans l'histoire et dans la >jguerre, personne n'osera vous attaquer sur la dévotion '. » « Vous devez faire honneur à la piété, écrit-il au duc de Bourgogne, et la rendre respectable dans votre personne. Il faut la pratiquer d'une manière simple, douce, noble, forte et convenable à votre rang. Il faut aller tout droit aux devoirs essentiels de votre état par le principe de l'amour de Dieu, et ne rendre jamais la vertu incommode par des hésitations scrupuleuses sur les petites choses. L'amour de Dieu vous élargira le cœur, et vous fera décider sur-le-champ dans les occavsions pressantes. Un prince ne peut point, à la cour ou