‹ Fénelon, apologiste de la foi. Leçons données à l'Université catholique de Paris. Second centenaire de Fénelon, 1715-1915Chapitre 79 sur 122 · Ihid., VIII, p · texte numérisé non relu

Ihid., VIII, p

à l'armée, régler les hommes comme des religieux ; il faut en prendre ce qu'on peut, et se proportionner à leur portée '. »

Le dévot est plein de douceur, de politesse et d'aménité. « Rien n'est si tendre, si ouvert, si vif, si doux, si aimable^ si aimant, qu'un cœur uni à Dieu par la piété. »

Qui donc a peint la vertu avec un air sombre ? Le dévot de Fénelon n'est pas ainsi fait. « Vous devez voir les gens de votre condition ; mais il faut être gai, libre, atfable ; rien de timide, ni de sauvage. Demandez à Dieu qu'il vous ôte votre air timide et trop composé ; donnez-vous à Dieu quand vous allez voir les gens : mais, pendani>-la conversation, ne soyez pas distrait et rêveur pour courir après la présence de Dieu qui vous échappe. Alors faites ce qu'il veut que vous fassiez, qui est d'être honnête et complaisant.... Ne prenez point la"^ piété par un certain sérieux, triste, austère et contrai- \ gnant. Là où est l'esprit de Dieu, là est la vraie liberté. » *^

« Soyez bon ami, obligeant, officieux, ouvert, cela vous "* fera aimer et apaisera la persécution. Qu'on voie que ce n'est point par grimace ni par noirceur, mais par vraie I religion et avec courage, que vous ^ renoncez aux débauches des jeunes gens'^. » - v

« Soyez gai, dit-il ailleurs, comme un homme qui a *trouvé le vrai trésor et qui n'a plus besoin de rien '. » ^

Le vrai dévot, accueillant tout le monde, quelle que

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