‹ Fénelon, apologiste de la foi. Leçons données à l'Université catholique de Paris. Second centenaire de Fénelon, 1715-1915Chapitre 85 sur 122 · I. Lettre à Louis XIV, Œ. C, VII, p · texte numérisé non relu

I. Lettre à Louis XIV, Œ. C, VII, p

chiounne si on observait cette justice. La justice est préférable à la chiounne '. »

UExanun de conscience n'est qu'une longue suite de questions sur la manière dont un roi s'acquitte de ses devoirs envers la justice. « On croit voir l'humanité s'asseoir avec la religion aux côtés du- jeune prince pour lui inspirer de concert toute la délicatesse de conscience que l'Évangile exige d'un Roi ; pour lui révéler tous les dangers, toutes les illusions, tous les pièges dont il est obligé de se préserver, tous les jugements de Dieu et des hommes qu'il doit prévenir ; enfin tous les conseils de la véritable gloire qu'il doit ambitionner et toutes les règles de morale qu'il doit suivre s'il veut rendre les peuples heureux ^. »

Il y a une justice pour la vie publique comme pour la vie privée ; pour la société comme pour l'individu. Au-dessus de la justice sociale qui règle les rapports du pouvoir et du peuple, il y a encore la justice internationale qui préside aux rapports des nations avec 'les nations.

V « La justice, dit-il, n'est-elle pas encore plus sacrée et plus inviolable pour les rois, par rapport à des pajs entiers que pour les familles par rapport à quelques champs labourés ? Sera-t-on injuste et ravisseur quand on ne prend que quelques arpents de terre ? Sera-t-on "f

vjjuste, sera-t-on héros, quand on prend des provinces ? » Partant de là Fénelon va jusqu'à nier le droit de con- ^

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