I. Lettre à Louis XIV, Œ. C, VII, p
chiounne si on observait cette justice. La justice est préférable à la chiounne '. »
UExanun de conscience n'est qu'une longue suite de questions sur la manière dont un roi s'acquitte de ses devoirs envers la justice. « On croit voir l'humanité s'asseoir avec la religion aux côtés du- jeune prince pour lui inspirer de concert toute la délicatesse de conscience que l'Évangile exige d'un Roi ; pour lui révéler tous les dangers, toutes les illusions, tous les pièges dont il est obligé de se préserver, tous les jugements de Dieu et des hommes qu'il doit prévenir ; enfin tous les conseils de la véritable gloire qu'il doit ambitionner et toutes les règles de morale qu'il doit suivre s'il veut rendre les peuples heureux ^. »
Il y a une justice pour la vie publique comme pour la vie privée ; pour la société comme pour l'individu. Au-dessus de la justice sociale qui règle les rapports du pouvoir et du peuple, il y a encore la justice internationale qui préside aux rapports des nations avec 'les nations.
V « La justice, dit-il, n'est-elle pas encore plus sacrée et plus inviolable pour les rois, par rapport à des pajs entiers que pour les familles par rapport à quelques champs labourés ? Sera-t-on injuste et ravisseur quand on ne prend que quelques arpents de terre ? Sera-t-on "f
vjjuste, sera-t-on héros, quand on prend des provinces ? » Partant de là Fénelon va jusqu'à nier le droit de con- ^