I . Didoçrue des Morts. Socrate et Alcibiade
nément à la porte de vos conseils, vous la pèserez longtemps et avec scrupule dans les balances de votre conscience. Non occides.
Vous ne volerez pas, ni les royaumes, ni les provinces ; ce qui n'est pas permis à un particulier l'est encore moins à un peuple ou à un souverain. Les iniquités ne sont jamais amnistiées par le succès; le succès n'est pas la loi des peuples, mais la justice.
Si le décalogue et l'Evangile régnaient sur le monde il y aurait la paix. « J'ai vaincu le monde, a dit Jésus, je vous donne la paix. » L'avenir, s'il est pénétré de la vie évangélique, n'appartiendra pas à la violence, mais à la douceur.
t ; La justice dans le gouvernement, c'est une des idées ^ fiivorites de Fénelon, et c'est la doctrine évangélique. Il v revient toujours, la fondant sur le principe plus géné- ■^ rai de la fraternité des peuples. Et cela est le fond de la Politique Féiieloiiiaiiic.
« Une puissance injuste et trompeuse creuse elle-même un précipice srous ses pieds... on l'admire, on la craint... jusqu'au moment où elle n'est déjà plus. Elle tombe de son propre poids et rien ne peut la relever, parce qu'elle -^a détruit de ses propres mains les vrais soutiens de la bonne foi et de la justice qui attirent l'amour et la confiance ' . »
Il faut préférer une défaite à un succès obtenu par
l'injustice. Et mettant en équation l'intérêt et la vertu,
il ne craint pas d'avancer qu'il n'y a d'utile que ce qui
est conforme à la justice. « Le rempart le plus sûr d'un
■W État est la justice, la modération, la bonne foi et l'as-