‹ Fénelon, apologiste de la foi. Leçons données à l'Université catholique de Paris. Second centenaire de Fénelon, 1715-1915Chapitre 94 sur 122 · I. Télémaqiie, p · texte numérisé non relu

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gile, et qu'il vivait selon l'exemplaire divin, Jésus, donc il s'était fait le disciple. Et voilà le secret de cette commisération de Fénelon pour le peuple. Sous chaque tîgure humaine, il voyait une âme. Le sermon sur la W montagne, les Paraboles avaient pénétré l'esprit, naturellement bon, du pieux archevêque, et l'avaient imprégné de cette tendresse évangélique si puissante sur les cœurs meurtris.

Dans ce xvir siècle, tout rempli à l'intérieur de littérature et d'art, à l'extérieur du fracas des armes, quand la nation n'avait d'yeux que pour le roi, quelques hommes et parmi eux Fénelon, se tournaient vers le peuple et rappelaient aux délicats, oublieux de l'Évangile, le grand précepte de la fraternité humaine.

Depuis que Jésus nous a enseigné la divine prière « Notre Père qui êtes aux cieux », les mêmes paroles ont été dites avec amour par des générations de pauvres et de riches, d'humbles et de puissants, d'ignorants et de savants. Elles constituent la plus magnifique révélation qui ait été faite de la fraternité humaine et des devoirs qu'elle crée. •

« Si nous sommes tous frères, écril Bossuet, tous fiiits à l'image de Dieu, et également ses enfants, tous une même'f'aceet un même, sang, nous devons prendre soin les uns des autres, et ce n'est pas sans raison qu'il est écrit : Dieu a chargé chaque homme d'avoir soin de son prochain '. »

Ce sont ces principes qui expliquent cette théorie de fraternité universelle assez spéciale à Fénelon, et que

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