I. Connaissance de Dieu et de soi-même. — 2. Luc, xvii
aspirer à en sortir pour la pratique. Au contraire, les idées vivantes ont Tefficacité la plus étendue. Fénelon, à la suite de saint François de Sales', met devant l'esprit et dans le cœur des fidèles. Dieu, le Christ, la vie divine qui nous attend, Timmortalité.
Comment l'âme va-t-elle se nourrir de ces idées actives? Il n'y a qu'un moyen : l'Oraison.
La prière est une élévation de notre âme vers Dieu ; vocale ou mentale, selon qu'elle est exprimée par des paroles ou qu'elle consiste dans de simples mouvements du cœur. Cette dernière s'appelle Oraison. Nous ne parlerons pas de la prière vocale, Fénelon en connaissait les bons eflFets : soutenir l'attention et exciter la dévotion. Il savait, lui, prêtre, Thomme de la prière publique, que la créature doit tout au Créateur, corps et âme, et que, dans la prière vocale, l'homme tout entier s'incline devant Dieu ; il savait que s'il n'est pas de précepte formel imposant de prier vocalement^, la plupart des hommes ne connaissent et ne pratiquent que cette forme de prière, et qu'elle suffit absolument à la perfection commune ^ Fénelon dirigea des personnes, pour la plupart détachées du monde et avides de la perfection, des femmes d'un esprit supérieur, des hommes d'une culture élevée, des âmes enfin capables