‹ Fénelon directeur de conscience: directeur de conscienceChapitre 149 sur 254 · I. Saint-Simon, VII, p. 121. — 2. I Reg., xvni, v. i · texte numérisé non relu

I. Saint-Simon, VII, p. 121. — 2. I Reg., xvni, v. i

moindre émotion qu'à tout ce qu'il lui revenait de plusieurs côtés, il ne doutait point qu'il ne fût dans le péril que je venais de lui représenter, mais qull n'avait jamais souhaité aucune place^ que Dieu Tavait mis en celles où il était ; que quand il les lui voudrait ôter, il était tout prêt de les lui remettre; qu'il n'y avait d'attachement que pour le bien qu'il y pouvait faire; que n'en pouvant plus procurer^ il serait plus que content de n'avoir plus de compte à en rendre à Dieu, et de n'avoir plus qu'à le prier dans la rcrr^îite où il n'aurait à penser qu*à son salut ' . » L'historien ajoute ces touchantes paroles : « Je m'en allai si pénétré de ces sentiments si chrétiens^ si élevés et si rares, que je n'en ai jamais oublié les paroles^ tant elles me frappèrent, et que si je les racontais à cent fois différentes, je crois que je les redirais toutes et dans le même arrangement que je les entendis, » Aussi, il ne faut pas s'étonner de la belle réponse de M. de Beauvilliers à Louis XIV, quand celui-ci, recevant le bref de condamnation des Maximes des Saints, dit devant ses courtisans : « Eh bien ! M. de Beauvilliers, qu'en direz-vous présentement ? Voilà M, de Cambrai condamné dans toutes les formes. — Sire^ répondit le duc d'un ton respectueux, mais néanmoins élevé, j'ai été l'ami particulier de M. de Cambrai, et je léserai toujours *... » Le roi demeura muet et les spectateurs en admiration d'une générosité si ferme. Si cette indépendance était le fruit de la direction de

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