‹ Fénelon directeur de conscience: directeur de conscienceChapitre 151 sur 254 · Œ, C, VII, p · texte numérisé non relu

Œ, C, VII, p

mencée par Fénelon, n'usa-t-il pas d'un zèle trop vif pour la réforme des défauts j dans le désir ardent de voir Tenfaut parfait ? L'archevêque de Cambrai paraissait le savoir : n Ne gardez aucune autorité à contre-temps; ne le gênez point; ne lui faites point de morales importunes : dites-lui simplement, courtement, et de la manière la plus douce, les vérités qu'il voudra savoir. Ne lui en dites jamais beaucoup à lafoiSj ne les dites que selon le besoin et Touvermre de son cœur ^ » A force d'exigences, le duc de Beauvilliers n' avait-il pas brisé, dans le duc de Bourgogne, les ressorts de la volonté ? ne Tavait-il pas jeté dans une piété austère, étroite, formaliste ? Nous ne faisons que poser la question pour le moment.

Fénelon n'avait pas des idées semblables sur la dévotion; il écrivait ces paroles : « Si vous voulez appliquer les vertus par le dehors^ vous ne faites qu'une symétrie gênante, qu'un arrangement superstitieux, qu'un amas d'oeuvres légales et judaïques, qu'un ouvrage inanimé. C'est un sépulcre blanchi : le dehors est une décoration de marbre, où toutes les vertus sont en bas-relief^ mais, au dedans, il n'y a que des ossements de morts. Le dedans est sans vie, tout y est squelette ; tout y est desséché, faute de Tonction du Saint-Esprit- Il ne faut donc pas vouloir mettre Tamour au dedans par la multitude des pratiques entassées au dehors avec

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