I L.4 DIRECTION AO XVII* SIECLE
I de servir Dieu en méditant, ou de le servir en supportant le prochain », Les devoirs d'état doivent être au premier rang.
i Et si moi, évêque, dit-iJ \ au lieu de gouverner mes brebis, « je demeure toute la semaine en oraison, et que je jeûne toute ma vie, je me perds w. Il faut
I servir Dieu non « à notre volonté, mais à la sienne »,
, A la vérité, ces choses si simples sont plii5 diffi-
ciles que les grandes actions, parce qu'elles de mandent
• une attention quotidienne, une lutte sans fin avec
ITamour-propre, car lamour-propre ne meurt pas. <^ Il ne bouge de chez nous; quelquefois, il dort comme un renard, puis tout à coup se jette à Tépaulc et la mord ^, »
Certains fiers esprits trouvant cette dévotion élé* men taire j le Saint conseille d'éviter les désirs d'une perfection ce qui peut être imaginée, mais non pratiquée, et de laquelle plusieurs font des leçons, mais nul n'en fait des actions > ». Enseignons ce qui est possible et moins nombreux seront les désespérés ^ Dieu a bien fait toutes choses. Nous sommes de pauvres gens r ^ à petit mercier, petit panier. »>
François de Sales use de grands ménagements pour amener Pâme chrétienne à cette dévotion simple et solide dont Fhumilité est la base. Il ne se lasse pas; U étonne quelquefois ses pénitentes impatientes d'arri* ver à la perfection et fatiguées de voir toujours les