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mêmes défauts : « Chères imperfectioiiSj dit-il, qui nous font connaître notre misère, nous exercent en humilité et mépris de nous-mêmes, en la patience et diligence. »
Les correspondantes de François n'étaient pas toujours disposées à recevoir ces avis si simples, si forts, et si opposés à l'amour de soi. Quelquefois, elles ne répondaient pas à ses conseils. Le pieux directeur faisait alors les avances et ramenait tout doucement la fugitive par quelque parole affectueuse. Car il aima profondément ; c'est là le secret de sa puissance. « Il ne se contente pas, dit Bossuet, de répandre des lumières dans l'esprit, il en veut au coeur, n Et qui sait résister à l'amour ?
Les lettres de l'évêque de Genève à M™^ de Chantai sont remplies de la plus belle tendresse- Comme François était à Dijon, la fille du président Fremyot lui confia les secrets de sa conscience; et, dès ia seconde confession, le Saint « sentit son âme se loger si intimement dans la sienne » qu'il en fut tout émUj (c ne sachant ce que cela voulait dire ».
(£ Il n'y a point d'âme au monde, comme je pense, dit- il encore, qui chérisse plus cordialement, tendrement, et pour le dire et à la bonne foi, plus amoureusement que moi, et même j'abonde un peu en dilection et en paroles d'icelle '. »
^me jg Chantai se laissait guider par cette main délicate et habile ; l'âme voguait peu à peu vers les hauts sommets de la sainteté. Elle a un règlement de