‹ Fénelon directeur de conscience: directeur de conscienceChapitre 160 sur 254 · I. Œ, C, VII, p. 223. — 2. Ibid, — 3. Ibid · texte numérisé non relu

I. Œ, C, VII, p. 223. — 2. Ibid, — 3. Ibid

déiautSj on tout au moins elles ne font qu'une alluiion rapide. Ce ne sont que conseils politiques et avis touchants sur la direction à donner au duc de Bourgogne et aux affaires du pays. La direction spirituelle ne manque pas, mais c'est uniquement pour lourner davantage vers Dieu ce cœur tout pénétré d'amour divin et dégagé des liens de cette terre.

Le duc de Chevreuse s'était mis à l'œuvre, avec une résolution ferme et assurée, et le pieux archevêque avait suivi pas à pas les efforts multipliés de cet esprit énergique. Ce n'était pas aisé d'accoutumer àroraîsoa cette âme troublée par toutes les choses extudeures et tourmentée par les pensées intimes; aussi le directeur se met à sa portée, il se fait en quelque sorte enfantj pour guider les premiers pas dans la voie de la réforme morale : « Pour Toraison, je crois que vous la devez faire sur un livre que vous laisserez à chaque moment que Dieu vous occupera seul,.

Prenez les livres qui vous porteront le plus à une simple présence de Dieu, qui fasse cesser l'activité de votre esprit... Faites là-dessus ce qu'on fait en prenant des eaux : commencez par quelque chose de médiocre, et accoutumez-vous, peu à peu, à augmenter la mesure. Ensuite, vous me ferez savoir quelles seront là-dessus vos expériences '. » Quand le duc eut appris à prier, il s*étonna de la fragilité de l'esprit incapable de rester attentif quelques minutes en présence de Dieu. Fénelon lui répondait : « Un père tendre ne pense pas toujours à son fils : mille objets

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