I. Œ. C, vn, p
régniez, si vous régnez sans être instruit de ce qui doit borner et régler votre puissance ! » L'ouvrage se termine par d'excellents conseils sur la connaissance des hommes et le choix des ministres^ la conduite à tenir à leur égard, l'abus des favoris, etc. ; tout cela est d'une expérience avisée, éclairée, justifiée par les exemples de tous les temps, et peut être utile sous des formes de gouvernement toutes différentes.
Le dauphin mourut en i 711. Son successeur indiqué était l'élève de Fénelon. Rien ne séparait plus le jeune duc de la royauté qu'un vieillard affaibli. Dans cette occurrence, la place de Mentor était indiquée. D fallait préparer le plan d'une politique nouvelle pour ne pas être pris au dépourvu.
Le duc de Chevreuse et Fénelon se réunirent à Chaulnes, demeure antique des Chevreuse. Ds tinrent de longues et importantes conversations, dont les résultats furent consignés dans des maximes courtes et abrégées, que l'on appelle communément les Tables de Chaulnes.
C'est dans ces tables que Fénelon s'est le plus rapproché de la politique pratique. Nous trouvons tout un plan d'organisation générale politique, sociale, judiciaire, économique où abondent des idées neuves pour l'époque, qui devaient plus tard entrer dans la réalité, et dont l'ensemble ne fait pas .moins d'honneur à la sûreté du jugement de l'auteur qu'à l'étendue, à la souplesse et à la fécondité de son esprit '.
Que serait-il arrivé si Fénelon fût devenu pre-