I. Œ. C, VII, p
ce Je ne sache point j dans tout ce qui s^est passé en dernier lieuj avoir consulté des gens sans expérience. J'ai parlé aux plus anciens généraux.,.
« Dest vrai que la présomption absolue de NL de Vendôme, ses projets subits et mal digérés.-, m'empêchent d'avoir aucune confiance en lui, et que cependant^ j'ai trop acquiescé, dans des occasions où je devais au contraire décider de ce quHl me proposait..*
« n est vrai que j'ai quelquefois badiné, mais rarement. Pour la perte du temps, elle a été plus considérable : mais souvent il n'y a que moi qui Tai su.
« Les délibérations publiques sont véritables; mais on les peut mettre sur lé compte de M. de Vendôme plutôt que sur le mien.
» Il en est de même de n'être pas bien averti ; et ce qui fait retomber sur moi ces articles, est que j'aurais dû agir autrement, et que je ne l'ai pas fait toujours, me laissant aller à une mauvaise complaisance, faiblesse, ou respect humain...
« Je tâcherai de faire usage des avis que vous me donnez, et priez Dieu qu'il m'en fasse la grâce, pour n'aller trop loin ni à gauche, ni à droite. Demandez de plus en plus à Dieu qu'il me donne cet amour pour lui, et de tout, et de moi-même, amis et ennemis, par lui et en lui... Voilà mes sentiments, mon cher archevêque, et malgré mes chutes et mes défauts, une détermination absolue d'être à Dieu '... «
Fénelon s'étonne de ce calme; lui qui fut toujours