LA DIRECTION AU XVIJ^ SIECLE
Ces réserves faites, il nous sera bien permis d ad* mirer les belles pensées, les sages conseils d*un cœur dévoué au soulagement de Thumaine faiblesse.
M, Olier n'est pas de l'école de Saint^yran, Le corps n'est pas une guenille, c'est t* le temple du Saint-Esprit " jo. Le pieux directeur comprend les douleurs de la vie, il sait compatir aux larmes des enfants des hommes ^ ; il connaît les désirs des âmes délicates, leurs découragements dans la voie difficile de la perfection. Avec quelle habileté il met le baume sur ces blessures de Tamour-propre \ Fidèle aux préceptes de TEvangile, que la croix et Thumiliation sont la nourriture des amis de Dieu, M. Olier enseigne la nécessité des croix, leur mérite, leur valeur, il prépare ainsi les âmes à Taustère jouissance de la mort à soi •*.
A la vérité, nous ne trouvons pas chei: M, Olier ces fines études de psychologie humaine que nous verrons si complètes chez Fénelon. Le pieux archevêque de Cambrai s'arrête devant les mystérieuses facultés de la divinité^ il adore Dieu inexpUoible dans la condition de notre nature faible et humiliée, mais il saisit mieux que M. Olier les causes de nos maladies morales par la connaissance rationnelle de TAme humaine. Tous deux cependant ont puisé à la même source de vîe et il serait intéressant de les rapprocher.
aiai5 ce n'est pâs la même présence que dans l*Bucharistie. On d vûqIu lui donner ce dernier sens.