I. Œ. C, VII, p. 247. — 2. Ihid, 5. Œ, C, VII, p
pour vous jusqu'à ses miséricordes. Tant de grâces foulées aux pieds se tourneront enfin en vengeances \ y>
La grâce de Dieu répondait aux aspirations de cette âme ; mais ce n'est pas impunément que le cœur est restée pendant de longues années, étranger aux choses de Dieu. L'attention, la réflexion, la prière deviennent un travail pénible pour les hommes nouveaux du christianisme.
Fénelon connaissait cet état d'isolement mortel, où le monde nous devient étranger, et où nous ne goûtons pas encore les joies infinies de l'amour divin* Aussi avec quelle attention, il donne ses conseils au néophyte ; il entre dans tous les détails de la journée^ il lui explique les mystères incompréhensibles de la vie spirituelle, il le met en garde contre les découragements, si faciles alors que Tâme pleine d'ardeur^ étonnée de ne pas marcher plus vite, s'arrête surprise devant les hauteurs qui se dérobent toujours. Le vidame, comme jadis les Apôtres à Jésus, demande la manière de prier. Le nouveau Christ répond comme le Maître ; « Dites-lui tout ce que vous avez sur le cœur, comme on se décharge le cœur avec un bon ami sur tout ce qui afflige ou qui fait plaisir. Racontez-lui vos peines, afin qu'il vous console ; dites-lui vos joies, afin qu'il les modère ; ÊKposez-lui vos désirs, afin qu'il les purifie ; représentez -lui vos répugnances, afin qu'il vous aide à les vaincre; parlez-lui de vos tentations, afin