Œ. C, VII, p. 324. Lettre du 13 septembre 171a
ïie rien retrancher de ses devoirs à l'égard du public, de donaer assez de temps aux visites de bienséance, <i*être gai, content, heureux. La piété n'est pas triste- Sourire au ciel dans une prière d'amour réjouit Tâme et trace sur le front un rayon d'espérance ; t< Soyez gai<<, point de tristesse,,, point de gêné... Il faut se donner quelques amusements pour se délasser Tesprit '. » Pourquoi rechercher des pénitences ? Vivre €St une charge et à chaque jour suffit sa peine ; « II ne faut point recourir aux haires et aux cilices, ni s'enfuir dans un désen : iî n'y a qu'à laisser prendre à Dieu les amusements d'enfant qu'il nous ôte. Sans excéder les bornes d'une vie commune, et sans ajouter aucune croix aux peines de notre état, nous mourons sans cesse à nous-mêmes, et nous sommes inépuisables dans les sacrifices que nous faisons à Dieu *. » C'est toute la direction de saint François de Sales^ ou plutôt c'est l'Évangile compris et appliqué,
Fénelon, qu'on représente parfois perdu tout entier dans les profondeurs de l'Être divin, n'oublie pas les préceptes positifs de la morale chrétienne. Il était de mode, au xvn® siècle, dans un certain milieu, de ne pas payer régulièrement ses dettes. Notre âge n'a rien changé à ces détestables habitudes.
Fénelon ne comprenait pas que l'on fît passer la charité avant la justice. Si toutes les vertus sont belles, elles ne sont pas égales : « Songez à vos créanciers^ dit-il au vidame, qu'il ne faut ni laisser en hasard de perdre, si vous veniez à manquer, ni faire