‹ Fénelon directeur de conscience: directeur de conscienceChapitre 213 sur 254 · I. Saint-Simon, II, p. i^, — 2, Ihid.^ p · texte numérisé non relu

I. Saint-Simon, II, p. i^, — 2, Ihid.^ p

étonnera? Ce n*est pas après une longue habitude de vie d*amusement que Tâme redevient, sans eflFort ni persévérance, à la paix chrétienne. Fénelon l'en avertit dès le début : « Vous avez beaucoup à craindre et du dedans et du dehors. Au dehors, le monde vous rit, et la partie du monde la plus capable de nourrir l'orgueil donne au vôtre ce qui peut le flatter, par les marques de considération que vous recevez à la cour. Au dedans, vous avez à surmonter le goût d'une vie délicate, un esprit hautain et dédaigneux, avec une longue habitude de dissipation '. » Il conseillait, comme remède, de sauver chaque jour quelques moments pour la prière et pour la lecture; ne fût-ce qu'une demi-heure le matin, qu'un demi-quart d'heure pris sur les embarras et bien ménagé, tout est bon. Dans la vie la plus envahie, il y a des instants d'intervalle. En homme pratique, Fénelon rentre dans quelques détails de la vie, tant il aimait à ne pas laisser ses conseils indécis et flottants : « En faisant semblant de s'éveiller plus tard le matin, et le soir d'avoir quelque lettre à écrire, on se débarrasse, et les affaires véritables n'en vont pas moins bien *. » C'est ainsi qu'on répare à la hâte les brèches que le monde a faites. Le silence lui paraît un grand remède, surtout dans les moments qu'on ne peut dérober au monde. Cette femme d'esprit, qui charmait la cour, digne de son frère Hamiltoa pour les grâces moqueuses, pour l'ironie fine, élégante, impitoyable, devait être parfois fière d'elle-

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