‹ Fénelon directeur de conscience: directeur de conscienceChapitre 214 sur 254 · Œ. C, VIII, p. 503. — 2. Ibid., p · texte numérisé non relu

Œ. C, VIII, p. 503. — 2. Ibid., p

même. Fénelon frappe à Pendroit sensible; il poursuit délicatement, mais fortement, cette estime de sa propre excellence : « Vous ne pouvez dompter votre esprit dédaigneux, moqueur et hautain, qu'en le tenant comme enchaîné par le silence... Vous ne sauriez trop rudement jeûner des plaisirs d*une conversation mondaine. Il faut vous rabaisser sans cesse : vous ne vous relèverez toujours que trop '. » Laisser aux autres les honneurs de la conversation^ c'est vouloir anéantir routes tes gloires des femmes qui ont de Tesprît, mais c'est couper par la racine toutes les^ sources vives des défauts quotidiens. Le savant directïjur revient souvent sur ce point capital : conserver le recueillement même en conversation; il dénonce le danger; encore faut-il que ce silence qu'on observe et auquel on se condamne ne soit pas un silence sec et dédaigneux, car Tamour^propre refoulé a bien des détours,

« Tl faut, au contraire, que ce soit un silence de déférence à autrui. Je serai ravi que vous parliez pour louer, approuver, complairej déférer, édifier; mais je suis sûr que, quand vous ne parlerez que de cette sorte, vous parlerez fort peu, et que la conversation vous paraîtra fade. Retranchez- vous donc. Madame^ à parler peu, à parler simplement et modestement, à préférer les autres à vous en tout... Vous avez plus î>esoin qu'un autre de ce contre^poison* »

Fénelon voulait lui insinuer la charité pour le prochain : « Tout air de mépris et de hauteur^ tout esprit

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