I. Œ. c, vm, p
pent... un véritable détachement du monde et de vous-même, dont la pratique soit réelle et constante. Toutes nos aflPaires vont bien, quand nous avançons celle-<:i; car celle-là est l'unique pour nous. Succès, réputation, faveur, talent, commodités, ne sont que des pièges. »
Ce sont les dernières paroles de cette belle correspondance. Après la mort de M. de Gramont, elle se retira de la cour, malgré le roi qui s'y opposa si fortement qu'il fallut attendre; ses dernières années furent uniquement pour Dieu; dans sa solitude, elle vécut saintement.
Saint-Simon nous fournit un dernier trait pour peindre les vicissitudes du monde. M"* de Gramont avait deux filles, de beaucoup d'esprit, mais de peu de fortune. « Leur mère écrivit en mourant au roi et à ^1""*= de Maintenon, pour leur demander pour elles sa pension du roi. De ces deux lettres, l'une fut dédaignée, l'autre négligée. Tel est le crédit des mourants les plus aimés et les plus distingués durant leur vie. Il n'y eut ni réponse, ni pension '. »