I. Œ. C, Vin,p
que rattachement à ces lumières et à ces dons. Quand on s'attache à ces dons, on s'attache à ce qui n'est que moyen, et peut-être même moyen trompeur.., La seconde règle, qui n'est qu'une suite de la première, est de n'avoir jamais aucun égard aux lumières et aux dons qu'on croit recevoir et (Taller toujours par le non-voir, comme parle le bienheureux Jean de la Croix. Si le don est véritablement de Dieu, il opérera par lui-même dans l'âme, quoiqu'elle n'y adhère pas ^ » On ne pourra pas dire que la direction de Fénelon eût poussé les âmes dans les illusions.
L'âme est déjà préparée à s'abandonner à la volonté divine : « Dieu ne règne point quand il n'est le maître qu'à une certaine mesure. Son règne doit être d'un empire souverain, et tout autre est indigne de lui. Il faut que sa volonté se fasse dans la terre comme dans le ciel *. » Alors Dieu opère « la mort à soi-même », dernier sacrifice, puisque nous tenons à notre moi toujours par quelque endroit : « Dieu, qui voit en nous ce que nous n'y voyons pas, sait précisément où il faut appliquer l'opération de mort: il prend ce que nous craignons le plus de lui donner... H ne vous attaquera point dans les attachements profanes et grossiers, auxquels vous avez renoncé dès que vous vous êtes donnée à lui. Que peut-il donc faire? H vous éprouvera par le sacrifice de votre avidité pour les consolations les plus spirituelles K »
Fénelon s'expliqua sur les points les plus délicats