‹ Fénelon directeur de conscience: directeur de conscienceChapitre 31 sur 254 · UlntoUrance de Fénelon, p. O. Douen. Paris, Fischbacher · texte numérisé non relu

UlntoUrance de Fénelon, p. O. Douen. Paris, Fischbacher

3. Écoutez les premières lignes de son Introduction : « Si l'on vil jamais un roi fatigué de débauches et devenu dévot, mettre Tabsolutisme au service de Tintolérance, avec une constance, une énergie, une absence de pudeur incroyable, ce fut assurément au xvii* siècle. »

tuffe ' », « un geôlier, un ravisseur et un persécuteur d'enfants * ».

La maison des Nouvelles Catholiques dont Féoeloii fut le directeur de 1678 à 1689 n'était pas destinée, comme on le croit communément, à recevoir les nouveaux convertis, mais à exciter de nouvelles conversions. La puissance royale faisait enfermer dans cette maison des protestantes qu'on voulait faire catholiques: des enfants de tout âge étaient enlevés à leurs parents, des femmes ravies à leurs époux jusqu'à leur retour à la foi. M, Douen nous rapporte, avec ses colères hyperboliques^ des faits monstrueux, indignes de la charité de Dieu et du prosélytisme chrétien.

Des pièces alléguées par M. Douen, il appert que le roi ou plutôt les ministres exigeaient des conversions, sous peine de terribles cliâtiments; que la Mère Garnier, supérieure des Nouvelles Catholiques, était la fidèle exécutrice des ordres royaux. Que pouvait faire Fénelon dans cette situation délicate ? Ne pas accepter cette charge, dira-t-on, mais « autant vaudrait dire qu'il n'aurait pas dû être un homme de son siècle et de sa profession, qu'il aurait dû naître au xvni* siècle, et pratiquer la tolérance philosophique dont les exemples d'ailleurs ne sont pas fort communs ^ ». Fénelon dut souffrir de ces excès

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