‹ Fénelon directeur de conscience: directeur de conscienceChapitre 32 sur 254 · LES PREMIÈRES ANNÉES DE FÈNELON · texte numérisé non relu

LES PREMIÈRES ANNÉES DE FÈNELON

de zèle intempestif; aussi le voyons-nous doter U maison d'un nouveau règlement ', C'est peut-^tre lui qui changea la maison de Paris de telle façon que, d* après Michelet, elle « était relativement un paradis jï. En province, les procédés étaient très éloignés d'une « charité modeste et compatissante ^k II employa, sans aucun doute, les procédés les plus louables pour k conversion de ces personnes infortunées ; il voulut les vaincre par la persuasion et les sauver ainsi des rigueurs royales. Il échoua souvent, hélas ! Fénelon savait mieux que les policiers du roi, mieux que la Mère Gamier, que la conversion du cceur est Tœuvre d'une longue patience et te fruit de la grâce divine^ toujours sufS&ante, rendue efficace par k volonté et le désir du malade. Ces femmes, blessées au cœur^ résistaient intrépidement et la justice du roi impatiente devançait la patience de Dieu, Fénelon n avait qu'à obéir; il abandonnait les personnes réfractaires au pouvoir séculier, puisqu'il n'était pas libre d*échapper à cette triste nécessité.

En lisant M. Douen, on est frappé de l'égarement de cçt âge ou le pouvoir civil essayait des conversions par une combinaison des moyens de la police a%^ec ceux de la parole ecclésiastique. Encore une fois Fénelon était-il coupable ? Cet aumônier, ce directeur spirituel que M. Douen rend responsable de tout, nous ne le trouvons nulle part mêlé aux mesures de rigueur* Il serait juste de ne pas lui imputer des violences où Ton ne voit pas apparaître son nom.

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