Douen, p. s
M, Douen ne veut pas Ven reconnaître innocent ; il suffirait de demander aux aumôniers de couvents quels sont leurs pouvoirs sur la discipline. Un directeur spirituel dans ces maisons n'a aucune autorité sur les enfants : il confesse, catéchise, prêche j puis il laisse la supérieure diriger sa maison à sa gaise,
Fénelon n'avait donc qu'à instruire, plaire et convaincre ; la Mère Garnier se chargeait de dénoncer les récalcitrants à M* de la Reyuie. M. Douen ne fait donc que des conjectures ; et nous savons quel rôle joue l'imagination dans cette voie. Il faut de meilleures preuves pour accuser un homme, comme Fénelon j de délation, de duplicité, avec cette aggravation que le but suprême était de perdre de malheureuses femmes au profit de Tambition d*un ecclésiastique, auquel ne manquaient certes ni les talents, ni les amitiés pour faire son chemin autrement : « Aussi en attendant des preuves péremp:oires, nous nous bornerons à penser que Taccusateur a fait abus de cette logique soupçonneuse qui peut servir à découvrir des coupables, mais qui sert aussi à en inventer \ »
M. Doueiïsuit Fènelon dans ses missions en Saintonge ; il y a^ dans cette période, des documents signés. Nous pouvons mieux discurer cette question de la tolérance, La tolérance est le respect de la conscience humaine qui devient le juge sacré de nos actions. Ce tribunal prononce- t-il toujours infailliblement ? Les passions ne jettent-elles pas un voile 5ur ce qui est vrai, juste et bon ? La conscience