Histoire et littérature, II, p. 1 56. (Paris, Hachette
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était généralement approuvée à Rome, même par les théologiens qui se prononcèrent le plus fortement contre le livre des Maxinies.
Fénelon continue à discuter sur l'amour pur, après la condamnation de son livre. Remarquons que le débat restait ouvert sur cette question subtile et complexe qui, en dehors des points tranchés par la condamnation du Pape, fournissait et fournit encore une ample matière aux discussions des théologiens. H pouvait, après l'assemblée générale du clergé de France en 1700, venger la charité désintéressée qu'on avait attaquée, et mettre sous les yeux du Souverain Pontife un résumé de toute la controverse. H pouvait, de bonne foi, aflSirmer qu'il était bien éloigné de songer à remettre en question ce qui avait été jugé par la Constitution d'Innocent XII. Assez de points restaient, sur lesquels l'Église ne s'était pas prononcée, pour qu'il pût continuer la discussion, sans encourir le reproche de vouloir revenir, même indireaement, sur les propositions condamnées de son livre.
A ceux qui s'étonnent de voir Fénelon discuter sur la doctrine et attaquer le Jansénisme, après la condamnation du livre des Maximes des Saints, nous répondons avec M. Brunetière « que le droit demeure entier à ceux qui sont tombés dans l'erreur de la redresser chez les autres aussi souvent qu'ils la rencontrent ».
Fénelon ne perd pas un rayon de sa gloire. Tant que la critique ne découvrira pas de nouveaux docuttieuts, il ne nous est pas permis de modifier le juge-
ment des contemporains, dont nous partageons l'admiration pour l'homme qui fut grand dans l'adver-
sité