Traité de F amour de Dieu, liv. VI
salutaires affections et résolutions ' ». L'âme s^applique à des considérations pour y trouver des motih d'amour. La contemplation n'est t< qu'une amoureuse, simple et permanente attention de l'esprit aux chose? divines * ». Puis le saint évêque assigne trois différences principales, la méditation nous excite i Tamour, la contemplation est produite par Tamour ; la méditation considère les objets en détail, la contemplation se contente de voir l'objet qu'elle airr:r:. d'une vue simple ^. Enfin la méditation se fait presque toujours avec peine, notre esprit allant par elle de considération en considération^ pour chercher l'amour; la contemplation se fait avec plaisir, sareffort, étant une simple vue de Tesprit, qui présuppose qu'on a trouvé Dieu ^ Ce recueillement dt l'âme dans la contemplation a pour principe une grâce spéciale ^, qui produit en Tâme un profoDd sentiment de la présence de Dieu; quelquefois, c'est un simple repos de rame en Dieu 7, semblable à celui de deux amis qui se contenteraient d'être auprès ou à la vue l'un de 1 autre, sans se parler, satisfaits du seul plaisir de se voir et d'être en présence Tun dt l'autre.
Ce repos amoureux de l'âme en Dieu suppose et une grâce spéciale qui attire au recueillement et la
Traité de V amour
de DieUf
Hv.