Instruction sur les États d'Oraison, livre IX, n
2. Les sophistes, les rhéteurs furent aussi à l*origine des personnes dignes de respect avant de tomber dans un dénigrement bien mérité.
DOCTRINE r T î
La perfection de rhommej dès cette vie, consiste ^ dans la contemplation de l'absolu de Dieu et dans I uae intime union avec lui. Ammonius Saccas, PIo-
tia nous révèlent avec enthousiasme cette ivresse de
Le qniétisme de l'École d'Alexandrie pénétra dans
la religion chrétienne sous différentes formes; mais^
panout, ce fut le même principe d'erreur: mettre la
, perfection dans une prétendue contemplation, qui
réduit Tâme à une véritable inaction*
D ne sera pas inutile, au début de cette question^ d'énoncer la doarine mystique autorisée en face du faux mysticisme. Là^ plus que partout ailleurs, ne I pas distinguer c'est confondre; les conséquences sont I fatales aussi bien pour la piété que pour la liberté, a) Les vrais mystiques enseignent que Pacte de contemplation peut durer quelque temps, plus ou ) moinSj selon la disposition habituelle de T^^me, et, I surtout^ selon la force de la grâce. Les faux mystiques ont prétendu que cet acte pouvait durer des ' années entières, et même toute la vie, sans nul ! besoin de réitération, perfection incompatible avec I la fragilité de notre nature '<
^) Les vrais mystiques enseignent que le regard amoureux de Dieu^ étant un acte de la pure charité, contient tous les actes de religion, sans pourtant nous décharger de l'obligation de les produire d'une manière plus expresse, au temps convenable. Les faux mystiques prétendent que les vrais contemplatifs