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parfaite ', la pensée même des attributs de Dieu et des mystères de Jésus-Christ.
Fénelon, en voulant donner les principes de la vraie mysticité, ne sut pas éviter les propositions équivoques. Les explications, que Tillustre prélat donna par la suite, témoignèrent bien que la plume avait trahi la pensée, puisque les écrits publiés pour expliquer son livre n'ont pas été condamnés. A Rome, on croyait à la bonne foi tt aux intentions pures de l'archevêque de Cambrai; mais le sens naturel de quelques propositions des Maximes des Saints est faux et condamnable. Bossuet les a remarquées avec son bon sens qu'il avait simple et grand* : elles peuvent se réduire à quatre.
Il y a dans cette vie un état habituel de pur amour dans lequel le désir du salut éternel n'a plus lieu K
Dans les dernières épreuves de la vie intérieure, une âme peut être persuadée, d'une persuasion invincible et réfléchie, qu'elle est justement réprouvée de Dieu et, dans cette persuasion, faire à Dieu le sacrifice absolu de son bonheur éternel ♦.
Dans l'état du pur amour, l'âme est indifférente pour sa propre perfection et pour les pratiques de vertu ^
Les âmes contemplatives perdent, en certains
1. M«e Guy on. Interprétation sur les cantiques, ch. 6, n. 4.
2. Avertissement sur les divers écrits, ou Mémoires contre îe livre des Maximes y n. 2.