‹ Fénelon directeur de conscience: directeur de conscienceChapitre 67 sur 254 · Ihid,, 4o« art · texte numérisé non relu

Ihid,, 4o« art

DOCTRTKE 121

étatSj la vue distincte, sensible et réfléchie de Jésus- Christ '.

Il faudrait ajouter, pour être complet, quelques autres propositions condamnées, dont Fénelon ne soupçonnait pas Terreur, comme celles-ci :

Tous les fidèles ne sont pas également appelés à la perfection et n'ont pas la grâce qui pourrait les y conduire.

L'oraison ordinaire n'est que pour les imparfaits et Toraison extraordinaire est essentielle à la perfection. Nous avons dit que Fénelon n'avait jamais eu dans la pensée le sens attribué à ses paroles. Pour ne parler que de cette dernière proposition condamnée, comment l'illustre prélat eût-il concilié sa doctrine avec les articles XXII* et XXIII* d'Issy, qui enseignent que la perfection ne consiste pas dans les oraisons extraordinaires ?

Fénelon n'attachait pas à ses expressions le sens rigoureux qui les a fait condamner : « La contemplation, dit-il dans son Instruction pastorale, est un exercice du pur amour, mais non pas le seul exercice. L'amour pur s'exerce aussi dans les aaes des vertus distinaes... La méditation même peut être quelquefois un vrai exercice de l'amour le plus désintéressé. Tous les fidèles sont appelés à la perfection, mais ils ne sont pas tous appelés aux mêmes exercices et aux mêmes pratiques particulières du plus parfait amour *. »

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