‹ Fénelon directeur de conscience: directeur de conscienceChapitre 74 sur 254 · Fénelon, Inst. Past., n · texte numérisé non relu

Fénelon, Inst. Past., n

DocnirNE iî5

il nous sulEt de remarquer que le sacrifice absolu de rintérêt proprcj au sens où Fénelon t'a toujours expliqué dans ses écrits apologétiques^ n a jamais été condamné par rÉglise.

Quelque troublée que soit une âme, elle ne perd que Tespérance sensible et aperçue, c'est-à-dire les . actes réfléchis et discursifs, capables de consoler la partie inférieure; mais elle ne perd jamais, dans ses aaes directs, Tespérance parfaite, qui consiste dans le désir désintéressé des promesses. Un directeur peut autoriser alors une âme au sacrifice absolu de son intérêt propre, entendu dans le sens de la propriéti dont on vient de parler; il ne peut jamais lui conseiller, ni lui permettre de sacrifier absolument sa béatitude étemelle, ni, par conséquent, l'autoriser à CToire, par une persuasion libre et volontaire, qu'elle est justement réprouvée de Dieu.

n faut avouer que ces épreuves sont très rares : peu d'âmes sont assez fortes pour les soutenir et pour renoncer à tout appui sensible dans la pratique des vertus. Un directeur ne les supposera donc que dans un petit nombre d'âmes très pures et très mortifiées, et qui pratiquent depuis longtemps les vertus évangéliques.

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