‹ Fénelon directeur de conscience: directeur de conscienceChapitre 85 sur 254 · I. Œ, c vm, p. S16. — 2. ihid,, p. 446, — i. ma · texte numérisé non relu

I. Œ, c vm, p. S16. — 2. ihid,, p. 446, — i. ma

p. 447- —4- Ihiâ., p. jiB. — î, Œ, C, VUI, p. 547.

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A quelqu'un qui voulait changer de vie, il envoie ces conseils de prudence et de sagesse : « Je ne demande point que vous rompiez d'abord sans aucune mesure avec toutes les personnes vers lesquelles une véritable bienséance vous demande quelque commerce. Je demande encore moins que vous abandonniez ce qu'on appelle les devoirs... J'avoue que vous ne devez pas donner au public une scène de conversion qui fasse discourir avec malignité; la vraie piété ne demande jamais ces démonstrations. H suffit de faire deux choses : Tune est de ne donner aucun mauvais exemple ; c'est sur quoi il n'est jamais permis de rougir de Jésus-Christ et de son Évangile; l'autre chose est de faire sans aflFectation et sans édat tout ce que le sincère amour de Dieu demande '. »

Comme il souhaite à l'âme la sainte liberté des entants de Dieu! « Il me paraît nécessaire que vous joigniez ensemble une grande exactitude et une grande liberté. L'exactitude vous rendra fidèle et la liberté vous rendra courageuse. Si vous vouliez être exacte sans être libre, vous tomberiez dans la servitude et le scrupule ; et si vous vouliez être libre sans être exaae, vous iriez bientôt à la négligence et au relâchement... Ceux qui n'ont nulle expérience des voies de Dieu comprennent par être exacte vivre toujours dans la gêne, dans l'angoisse, dans une timidité inquiète et scrupuleuse qui fait perdre à l'âme tout son repos, qui lui fait trouver des péchés partout... par ùre libre, avoir une conscience large, n'y

i.Œ. C, VIII, p. 465.

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prendre pas garde de si près, se contenter d'éviter les fentes considérables et ne compter pour fautes considérables que les gros crimes... « Que cette a liberté, dit saint Paul, ne vous soit pas une occa- « sion, ni un prétexte de faire mal *. »

Les âmes qu'il dirigeait ne penchaient pas vers cette trop grande liberté, mais plutôt vers la contrainte, l'excès opposé; aussi nombre de ses lettres ne tendent qu'à dilater le cœur : « Si à cette volonté sincère de faire toujours ce qui nous paraît le meilleur aux yeux de Dieu, vous ajoutez de le faire avec joie, de ne s;e point abattre quand on ne l'a pas fait, de recommencer cent et cent fois à le mieux feire, d'espérer toujours qu'à la fin on le fera, de se supporter soi-même dans ses faiblesses..., de ne point interpréter tout contre nous avec une rigueur littérale et judaïque... voilà le chemin de la véritable liberté '. »

Montrer un visage égal et un cœur gracieux à tous les devoirs et à toutes les croix, faire naître, grandir et soutenir l'amour de Dieu, c'est toute la sainteté. Q.ue de fatigues, de froissements de volonté pour arriver à ces hauteurs désirées! L'âme s'étonne de ne pas toujours trouver des douceurs dans la prière; il faut lui apprendre que la perfection de l'amour est d'aimer sans espérer de consolations ; voici une page de fine psychologie où la clarté du style et la vérité d'observation sont remarquables : « Qu'est-ce que vous voulez aimer? Est-ce le plaisir de l'amour

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