‹ Fénelon, directeur de conscienceChapitre 100 sur 250 · I. (\l. C ., VIII, p. 6nX · texte numérisé non relu

I. (\l. C ., VIII, p. 6nX

belles au point de vue relig-ieux, ont un intérêt pour nous; elles appartiennent à l'histoire de Louis XIV. A Versailles même, vivait un petit cénacle d'âmes choisies, oasis délicieuse dans l'immensité de la ville nouvelle, parterre embaumé j^ar les plus belles vertus, dont le jardin royal si désolé g-randissait encore le prestige. Fénelon était l'oracle et le guide du petit troupeau. Ces âmes, quel plaisir de les faire revivre! quel intérêt excita en nous un illustre écrivain (i), qui jadis nous présenta, dans un tableau vivant, les Atticus, les Brutus, ces fameux correspondants de Cicéron! Mais que sont ces frivoles Romains auprès des Beauvilliers, des Chevreuse et de leurs femmes ; du duc de Bourgogne, de Seignelay, naguère maître et grand seigneur, maintenant cloué sur un lit de douleur, attentif aux pressantes exhortations de Fénelon devenu son directeur de conscience? Nous assistons à des scènes plus émouvantes et plus dignes que les fêtes de César sur les bords de l'Adriatique ; nous avons devant nos yeux la lutte de l'homme contre lui-même, le combat de l'âme contre les liens éphémères de la terre. C'est le triomphe du beau, du devoir et de la vertu.

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