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LE SENS DE LA UF-VOTION

avaient quitté le monde pour vivre dans le silence ; de Rancé avait réformé la Trappe, Pascal avait fui le monde, Antoine Le Maître, au milieu de sa g-loire et au matin de sa vie, s'était soudain caché dans les murs de Port-Royal.

Il semblait malheureusement que la solitude fût devenue le seul moyen de salut. Ils étaient nombreux, même dans ce XVII'' siècle si chrétien, ceux qui reléguaient la dévotion dans les cloîtres.

On revenait aux idées de la fin du siècle précédent. « La vertu et probité des théologiens, avait dit Charron, dans son Traité de la Sagesse, est toute chagrine, austère, subjette, triste, craintive et populaire. »

La vie civile veut tout autre chose que la robe de bure des Capucins. Saint François de Sales avait déjà fait la même remarque : « Ceux qui ont traité de la dévotion ont presque tous regardé l'instruction des personnes fort retirées du monde, ou au moins ont enseigné une sorte de dévotion qui conduit à cette entière retraite (i ). »

Les ouvrages du P. Scupoli et de Louis de Grenade contiennent des préceptes, qui ne peuvent vraiment pas cadrer avec les nécessités de la vie quotidienne du monde.

Comment une femme qui a un mari, des enfants, un ménage, qui vit à la Cour, peut-elle faire ces longues méditations, ces prières prolongées? Aussi voyonsnous des gens pieux courir dans la solitude pour remplir leurs devoirs de chrétien. Saint François de Sales était oublié.

Fénelon reprit la tradition ; héritier de l'esprit et des charmes de l'évêque de Genève, il fit aimer la vertu en la rendant possible. Le Jansénisme pouvait attirer

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