‹ Fénelon, directeur de conscienceChapitre 112 sur 250 · LE SENS UE LA DÉVOTION · texte numérisé non relu

LE SENS UE LA DÉVOTION

dissipation autant que ses devoirs le lui permettront, j'espère que Dieu aura soin de lui et qu'il ne permettra point qu'il soit tenté au-dessus de ses forces ( i ). »

« Vous n'avez pas recherché cet emploi auprès de vSa Majesté (2) ; c'est la Providence qui vous y a engagée ; c'est donc une œuvre dont Dieu vous a chargée ; il faut s'y rendre pour lui obéir. Ce qui est à craindre, c'est qu'on perde cette vue de Dieu, et qu'on y substitue celle de sa vanité, de ses intérêts, de son plaisir, de considérations purement humaines et qu'on fasse de l'ouvrage de Dieu un ouvrage de péché et d'amour-propre. » — « Vous avez bien raison de croire qu'il ne faut pas attendre la liberté et la retraite pour se détacher de tout, et pour vaincre le vieil homme. Cette situation libre n'est qu'une belle idée. Peut-être n'y parviendrons-nous jamais, et il faut se tenir prêt à mourir dans la servitude de notre état, si la Providence prévient nos projets de retraite. Vous n'êtes point à vous, et Dieu ne vous demande que ce qui dépend de vous (3). »

La dévotion, pour Fénelon, ne consiste pas dans l'accomplissement des grandes actions. Le conférencier d'Issy qui approuva que, « sans ces oraisons extraordinaires, on peut devenir un très grand saint, et atteindre à la perfection du christianisme », ne varia jamais son enseignement ni sa direction.

11 comptait pour rien les états d'âme extraordinaires que lui exposaient ses correspondantes ; il faisait comme si elles ne les avaient pas 1 41 : « Quelque excellence

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