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PRDAGOGIF. DIÎ LA DEVOTION'
n'est tiu'un moyen et non une fin. La doctrine antique est contredite par l'expérience, et rien ne résiste à cette démonstration. Qui nous aidera à remporter la victoire contre nos ennemis terribles et puissants? les moyens humains semblent sans force ; les plus fiers moralistes n'ont rien trouvé pour nous apprendre à triompher des passions. Prenez de bonnes habitudes ; mais ditesnous comment on résiste aux mauvaises. Pensez à l'honneur, au devoir, à l'avenir, comme si les torrents impétueux ne renversaient pas les digues les plus solides, comme si la tempête n'avait pas en quelques heures dispersé sur les flots l'invincible Armada.
L'âme peut consulter ces docteurs, un jour de peine; elle se retire attristée, comme elle était venue. Que faire? Espérer ou désespérer! Regardez ces âmes vertueuses; dites-leur votre peine et attendez leurs conseils.
<( La sagesse, dit Bossuet, consiste à connaître Dieu et à se connaître soi-même. La connaissance de nousmêmes nous doit élever à la connaissance de Dieu(i). » L'homme doit se connaître, non pour s'admirer, mais pour appeler et entendre Dieu au plus profond de son âme : « Le royaume de Dieu est au dedans devons (2) », a dit le Christ. Dieu présent et aimé, voilà le dernier mot de la perfection.
Sans faire ici intervenir la grâce qui ne manque jamais, philosophiquement la chose est explicable. Les idées ont en elles-mêmes une énergie qui multiplie l'énergie de la volonté ; plus elles sont présentes à la pensée, plus elles sont actives. Il s'agit de trouver des idées, capables de fortifier la volonté dans ses désirs et d'enseigner le moyen de les rendre présentes à la pensée. Les moralistes chrétiens ont juscju'ici seuls