‹ Fénelon, directeur de conscienceChapitre 152 sur 250 · I. Œ. C, VI, p. 79 et 80. — 2. Ibid., p. 8i · texte numérisé non relu

I. Œ. C, VI, p. 79 et 80. — 2. Ibid., p. 8i

qu'il avait pu observer en elle. L'idée était singulière. Rien de plus spirituel et de plus noble que la réponse de Fénelon.'^Il fait tout passer en tirant les défauts des qualités mêmes. Il paraît avoir dit la vérité ; car c'est à peu près sous cette forme que nous nous représentons Mme de Maintenon. *> ^ )

Cette consultation est longue; elle ne remplit pas moins de neuf colonnes dans l'édition in-4° des œuvres de Fénelon (i). Les passages que nous transcrivons seront peut-être un stimulant pour faire lire le tout. « Vous êtes ingénue et naturelle ; de là vient que vous faites très bien, sans avoir besoin d'y penser, à l'égard de ceux pour qui vous avez du goût et de l'estime ; mais trop froidement dès que ce goût vous manque. Quand vous êtes sèche, votre sécheresse va assez loin... Vous tenez encore à l'estime des honnêtes gens, à l'approbation des gens de bien, au plaisir de soutenir votre prospérité avec modération ; enfin à celui de paraître par votre cœur au-dessus de votre place... Vous êtes naturellement bonne, et disposée à la confiance, peutêtre même un peu trop pour des gens de bien dont vous n'avez pas éprouvé assez à fond la prudence. Mais cjuand vous commencez à vous défier, je m'imagine que votre cœur se serre trop... Il y a un milieu entre l'excessive confiance qui se livre, et la défiance qui ne sait plus à quoi s'en tenir, lorsqu'elle sent que ce qu'elle croyait tenir lui échappe. » Il lui fait entendre délicatement ce qu'on disait d'elle : « On dit pourtant encore, et selon toute apparence avec vérité, que vous êtes sèche et sévère, qu'il n'est pas permis d'avoir des défauts avec vous ; et qu'étant dure à vous-même, vous l'êtes aussi aux autres ; que quand vous commencez à trouver quelque faible dans les gens que vous avez espéré de

[. (i:. ('., X'Ill, p. 48;, Pt siiiv

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