‹ Fénelon, directeur de conscienceChapitre 167 sur 250 · Gi. C, vil, p · texte numérisé non relu

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gilité de l'esprit incapable de rester attentif quelques minutes en présence de Dieu. Fénelon lui répondait : « Un père tendre ne pense pas toujours à son fils : mille objets entraînent son imagination et, par son imagination, son esprit. Mais ces distractions n'interrompent jamais l'amour paternel; à quelque heure que son fils revienne dans son esprit, il l'aime ; et il sent au fond de son cœur qu'il n'a pas cessé un seul moment de l'aimer, quoiqu'il ait cessé de penser à lui. Tel doit être notre amour pour notre Père céleste ; un amour simple, sans défiance et sans inquiétude. Si l'imagination s'égare, si l'esprit est entraîné, ne nous troublons point... Il n'y a point de pénitence plus amère que cet état de pure foi sans soutien sensible : d'où je conclus que c'est la pénitence la plus effective, la plus crucifiante et la plus exempte de toute illusion (i). »

Le duc était capable d'entendre ces nobles paroles : « La souffrance est la vie secrète des âmes d'ici-bas; car ce n'est que par un sentiment de mort que se forme en nous le principe d'une nouvelle vie {2).» Il puisait dans les sacrements la force du Christ qui transformait la sienne: « Il y a une parole d'un grand poids dans l'histoire ecclésiastique, au sujet d'une sainte dame qui fut exposée à de terribles épreuves dans le monde: Tanto pondère fixit eain Spiriius sanctiis lit i^nniobilis permmieret . . . On n'acquiert guère ce degré de fermeté ciue par des prières vives, fré(|uentes, humbles et pures. Il y faut joindre la réception fréquente de ce corps sacré, formé par l'Esprit-Saint, qui est lui-même une source inépuisable de l'esprit de sainteté. Je suppose toujours (ju'on mène une vie chrétienne. Il ne faut donc point d'autre préparation pour l'Eucharistie, quand on examine les choses dans le fond. Quiconque est sain

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