Œ. C, vu, p. ih2. — 2. Ibid., p
OU légèrement infirme doit manger (i).,. Qui nous peut soutenir sur le penchant d'un précipice, où nous roulons déjà de nous-mêmes? C'est votre seule grâce, ô mon Dieu; c'est vous seul, ô Jésus, (jui avez vaincu le monde et en nous et hors de nous, en répandant des douceurs infiniment plus grandes que celles qui nous séduisent. Mais cette grâce, mon cher Seigneur, ne se communique, dans la voie ordinaire, que par la prière fréquente et par les sacrements (2). »
Une lettre de Fénelon, qui était une réponse à des observations du duc de Chevreuse (3), nous montre avec quelle délicatesse et quelle profondeur ces grands hommes du XVII'' siècle s'occupaient de leur âme et des manifestations psychiques, impénétrables aux vues ordinaires des esprits distraits par le monde extérieur. Il ne s'agit rien moins que de discerner « les mouvements de la grâce d'avec ceux de la nature déguisée (4) ».
Nous n'avons pas de lettres de Fénelon à la duchesse de Chevreuse; elle était cependant du petit troupeau que le pieux directeur gardait de loin, comme il le faisait jadis à Versailles. C'était la fille préférée de Colbert et la plus aimable femme de la Cour. Dame du palais de la reine, elle plut à la reine, elle plut au roi qui ne savait point se passer d'elle ; elle fut bien avec les maîtresses, et mieux encore avec celle qui les remplaça. Tout cela sans empressement, sans bassesses, mais avec beaucoup
i.Œ. C, VII, p. 202.