‹ Fénelon, directeur de conscienceChapitre 17 sur 250 · CEuvres de saint Jérôme, p · texte numérisé non relu

CEuvres de saint Jérôme, p

mère : « Envoie-la à son aïeule et à sa tante... Qu'elle admire, dès ses jeunes ans, celle dont les discours, la tenue, la démarche enseignent la vertu !» Et le vieillard réclamait une part dans cette éducation : « vSi tu envoies la petite Paula, je te promets de me faire son maître et son nourricier. Je la porterai sur mes faibles épaules! Vieillard, je balbutierai avec elle, plus fier de mon emploi qu'Aristote ne le fut du sien. »

La jeune Paula vint plus tard au couvent de Bethléem, elle survécut à saint Jérôme; elle put voir mourir son aïeule, assister à ses funérailles triomphales, entendre l'éloge funèbre de Jérôme, anéanti devant ce tombeau. « Sois tranquille, Eustochium, tu es riche du plus grand des héritages, ta mère a été couronnée par un long martyre. Ce n'est pas l'eÔusion du sang qui fait seule le martyre ; l'irrépréhensible servitude d'une âme toute dévouée à Dieu est aussi un martyre de tous les jours... à ceux qui ont vaincu soit dans la paix, soit dans la guerre, les mêmes récompenses sont accordées (i). »

Nous reconnaissons déjà Fénelon dans ces sentiments d'amitié et ces tendresses de l'âme. Le solitaire de Chalcis, comme l'archevêque de Cambrai', fut un grand cœur.

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