‹ Fénelon, directeur de conscienceChapitre 170 sur 250 · Œ. C, VII, p · texte numérisé non relu

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d'esprit, avec une franchise singulière et une vertu qui ne se démentit jamais (i).

Sa sœur, la duchesse de Mortemart, veuve après neuf ans de mariage, vécut avec ses vertueux beauxfrères dans une étroite liaison . Ce fut chez eux qu'elle eut occasion de connaître et d'aimer Fénelon. Après la retraite de ce dernier à Cambrai, elle continua à entretenir des relations d'estime et de confiance. Saint- Simon nous apprend qu'elle allait même à Cambrai et qu'elle y passait plusieurs mois de suite (2). Vers la fin de sa vie, elle faisait de fréquentes retraites au couvent de la Visitation de Saint-Denis, où l'une de ses filles avait fait profession; elle y occupa même une cellule dans laquelle, aux vœux près, elle menait la vie d'une religieuse et où elle mourut, le 13 février 1750.

La « bonne duchesse » 13) inspirait beaucoup d'estime et de confiance à Fénelon et lui faisait confidence de ses défauts: « Pour moi, je passe ma vie à me fâcher mal à propos, à parler indiscrètement, à m'impatienter sur les importunités qui me dérangent. Je hais le monde, je le méprise et il me flatte néanmoins un peu (4). » On voit que l'heureux directeur, qui savait si bien changer les cœurs, savait se juger en observateur consciencieux et que son esprit, amoureux de la perfection, aspirait à se détacher de ce monde qui tient toujours à nous par quelque lien secret.

Les croix, les illusions de l'amour-propre, la paix que l'on trouve dans l'humilité et l'abandon à Dieu sont

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