‹ Fénelon, directeur de conscienceChapitre 180 sur 250 · Œ. C, vil, p · texte numérisé non relu

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par le mensonge ni l.i fraude, mais par la valeur... ; il ne fera aux ennemis que les maux nécessaires pour se garantir de ceux qu'ils lui préparent, et les réduire à une juste paix ; se souvenant que ses ennemis sont toujours hommes, s'il est lui-même vraiment homme, il aura pitié des vaincus (i). »

^Fénelon couronne ces nobles enseignements, en appelant au secours de l'excellente morale qu'il prêche à son disciple, la crainte d'une force supérieure à la sienne, le respect de la divinité, la croyance à une vie future, l'image de la béatitude des justes dans le ciel et des peines réservégs. aux méchants dans les enfers. Il faut y chercher le secours si neuf et si grand que donne à Fénelon le christianisme. « Rien n'est plus philosophique et plus terrible que les tortures morales qu'il place dans le cœur des coupables, et, pour rendre ces inexprimables douleurs, son style acquiert un degré d'énergie que l'on n'attendait pas de lui et que l'on ne trouve dans aucun autre. Mais lorsque, délivré de ces affreuses peintures, il peut reposer sa douce et bienfaisante imagination sur la demeure des justes, alors on entend des sons que la voix humaine n'a jamais égalés, et quelque chose de céleste s'échappe de son âme enivrée de la joie qu'elle décrit. Ces idées-là sont absolument étrangères au génie antique ; c'est l'extase de la charité chrétienne, c'est une religion toute d'amour, interprétée ^ par l'àme douce, et tendre de Fénelon (2). »

De cesjdées morales et religieuses découlent les principes de gouvernement et les doctrines politiques. C'est surtout dans cette partie du Tcléniaque que les critiques ont remarqué et dénoncé resp;it,j;hinigjique de l'auteur. Chimérique comme Platon, qui voyait l'idéal du gouver- \^'nement dans la raison, Fénelon proclame que la poli-

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