I. cii. r., VII, p
sonnel ne se fait jour. Il écrivait au duc de Beauvilliers, au mois d'août 1697, au milieu de la controverse sur le quiétisme, alors que le roi témoignait le plus ouvertement sa colère contre lui. « Je ne puis m'empêcher, mon bon duc, de vous dire ce que j'ai sur le cœur. Je fus hier, fête de saint Louis, en dévotion de prier pour le roi. Si mes prières étaient bonnes, il le ressentirait; car j'ai prié de bon cœur... J'ai demandé non seulement qu'il continuât à craindre Dieu et à respecter la religion, mais encore qu'il aimât Dieu et qu'il sentît combien son joug est doux et léger à ceux qui le portent moins par crainte que par amour. Jamais, je ne me suis senti plus de zèle, ni, si j'ose le dire, de tendresse pour sa personne. Quoique je sois plein de reconnaissance, ce n'était pas le bien qu'il m'a fait dont j'étais alors touché. Loin de ressentir quelque peine de ma situation présente, je me serais offert avec joie à Dieu pour mériter la sanctification du roi. Je regardais même son zèle contre mon livre comme un effet louable de sa religion et de sa juste horreur pour tout ce qui lui paraît nouveauté (i). »
On comprend à peine qu'on accuse Fénelon, « d'un fort esprit de réaction contre Louis XIV qu'il a vratment haï (2) «.'Pendant toute sa vie, il n'a pas une parole de haine contre le roi ; à^^maintes reprises, il proteste de son amour pour lui. £J.'aime la France, et je suis attaché, comme je le dois être, au roi et à la maison royale (3). » Dans une lettre au P. Le Tellier, dictée après avoir reçu l'extrême-onction, au moment de paraître devant Dieu, il priait le confesseur « de représenter au roi ses véritables sentiments », disant