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28o FÉNELON DIRFXTEUR DE ( OXSCIEN'CE
qu'il n'avait « jamais été un seul moment de sa vie, sans avoir, pour la personne du roi, la plus vive reconnaissance, le zèle le plus ingénu, le plus profond respect et l'attachement le plus inviolable ». Cette lettre devait partir de Cambrai, aussitôt que l'archevêque aurait fermé les yeux ; elle n'était donc pas destinée à reconquérir par de basses flatteries la place qu'il avait perdue et qu'il se croyait destinée dans les conseils du roi. On ne saurait mettre en doute la sincérité des sentiments d'un archevêque mourant.
La reconnaissance et le respect pour la personne du roi ne l'aveug-laient pas sur les abus de son gouvernement. Derrière lui, il voyait la France. Fénelon fut un patriote. « Si les ennemis, écrivait-il au duc de Chevreuse, prenaient Cambrai, je me retirerais auQuesnoi, à Landrecies et puis à Avesnes. J'irais de place en place, jusque dans la dernière de la domination du roi. Je ne prêterais aucun serment, lorsque le roi n'aurait plus aucune place dans mon diocèse ; alors je ne m'en irais jamais volontairement et je me laisserais mettre en prison, plutôt que de quitter mon trouî)eau. Alors j'écrirais à la Cour pour demander ce que le roi voudrait de moi dans une telle extrémité. Si le roi ne désirait rien de moi, je demeurerais en souffrance sans prêter aucun serment, jusqu'à ce que Cambrai eût été cédé aux ennemis par un traité de paix. Si, au contraire, le roi désirait que je quittasse, je quitterais cent mille livres de rente sans condition et sans rien demander. Mais je ne veux rien prévenir, et je n'ai garde de rien dire, jusqu'à ce que le cas arrive ( i). »
C'est cet amour de la patrie et du peuple qui le fit s'occuper de politique. D'ailleurs il avait la garde du