‹ Fénelon, directeur de conscienceChapitre 185 sur 250 · I. (V.. C, VII, p · texte numérisé non relu

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duc de Bourgogne, et c'est de Cambrai qu'il envoya au duc de Beauvilliers ce morceau célèbre intitulé : Examen de conscïejice des dévoilas de la royauie' i i .

Cette pièce, un peu déclamatoire dans la forme, comme le genre le comportait, est une sorte de discours au duc de Bourgogne, devenu roi. Il ne s'agit plus de la morale banale du roman de l^éléinaqite ; c'est une vraie morale politique concrète, ce sont des conseils près- ( sants. Fénelon embrasse tous les actes et toutes les pensées possibles d'un roi. Le but principal de l'auteur est visiblement d'inspirer à son royal lecteur un sentiment profond de la grandeur de la tâche qu'il aurait à remplir./ Voici un passage qui n'est pas sans éloquence : « Avez-vous étudié la vraie forme cïîi gouvernement de votre royaume .■* Il ne suffit pas de savoir les lois qui règlent la propriété des terres et autres biens entre les particuliers ; il s'agit de celles que vous devez garder entre votre nation et vous, entre vous et vos voisins... Avez-vous étudié les lois fon- ^ damentales et les coutumes qui ont force de loi pour le gouvernement général de votre nation particulière ? Avez-vous cherché, sans vous flatter, quelles sont les bornes de votre autorité ? Savez-vous par quelles formes le royaume s'est gouverné sous les diverses races ; ce qu'étaient les anciens Parlements et les Etats généraux qui leur ont succédé ?... Croyez-vous que Dieu souffre que vous régniez, si vous régnez sans être instruit de ce qui doit borner et régler votre puissance ! » L'ouvrage se termine par d'excellents conseils sur la connaissance des hommes et le choix des ministres, la conduite à tenir à leur égard, l'abus des favoris, etc. ; tout cela est d'une expérience avisée, éclairée, justifiée par les exemples de tous les temps, et

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